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Exposition Databaz : une introduction au datadesign

Jusqu’au 5 Janvier 2020, vous pouvez venir découvrir gratuitement à l’Espace EDF Bazacle, l’exposition Databaz. Au jour de l’affirmation du big data, quelles sont les représentations que nous voulons donner au monde ? Des artistes internationaux se sont posés la question.

L’exposition…

« Les données sont une ressource riche et précieuse. Bien sûr, elles sont avant tout l’affaire de spécialistes, scientifiques, ingénieurs. Mais pas très loin d’eux d’autres acteurs s’y intéressent : des artistes et designers. Leur but ? Trouver ce que nous tous pourrions en trouver de bon, de beau et d’utile. »

David Bihanic, commissaire de l’exposition

Plongé dans le noir, le spectateur se retrouve immergé dans un univers numérique futuriste. Écrans, données, graphiques, cette exposition, bien qu’elle traite du big data (c’est à dire d’ensembles de données extrêmement volumineux et demandant une puissance de calcul colossale pour leur traitement), présente en réalité des œuvres de design graphique.

Toute la question soulevée par cette exposition, le spectateur s’en rendra bien compte, réside dans la représentation du monde qu’est le big data et la présentation graphique que l’on peut en faire.

Par exemple, une œuvre impliquant une machine à sous de Casino « Las datas », proposait de monnayer ses données personnelles contre des jetons. Ainsi un numéro de carte bancaire ou un identifiant Facebook permet de jouer à cette machine. On peut y voir un avertissement et une remise en question sur la valeur que nous accordons à nos données personnelles.

Sa médiation…

A l’entrée de la galerie, une sélection d’ouvrages sur la représentation graphique des données est proposée à la consultation. Ils sont cependant en anglais.

De plus, il est possible de se prendre en photo grâce à une borne puis de la partager sur Snapchat ou Messenger avec pour filtre la bannière de l’exposition. Une bonne manière de gagner en visibilité sur les réseaux sociaux.

Après un bref échange avec la médiatrice , j’ai découvert que les visiteurs avaient trouvé que l’exposition manquait d’interactivité.

Ce n’est pourtant pas l’impression que j’en ai eue. La majorité des œuvres invitaient le spectateur à s’investir.

L’œuvre « Data Strings » ci-dessous, invite le spectateur à disposer un fil de laine renseignant ses aspirations, ses peurs, etc. pour réaliser une base de données non numérique sur les visiteurs participants. Ainsi, l’artiste propose une représentation graphique en interaction directe avec le visiteur. En effet l’exposition présente, dans la majorité, des œuvres interactives que l’on manipule sur un écran avec une souris.

« Data Springs », Domestic Data Streamers, Espagne
Crédit photographique : Valentine Escalier

Le langage informatique étant anglophone, on se retrouve avec quelques œuvres qui ne sont pas traduites et qui peuvent parfois limiter leur entière compréhension par une certaine partie du public. Cependant, les cartels sont écrits en français et agrémentés de hashtags comme #interpréter, #comprendre…

Cartel de l’œuvre « Data Strings »
Crédit photographique : Valentine Escalier

Des ateliers sont également proposés pour enrichir cette expérience :

  • Les samedis à 15h: « dataweek » une visualisation graphique de votre planning quotidien est proposée
  • Les dimanches à 15h : « datatransport » visualisez votre utilisation des transports
  • De mercredi à vendredi à 15h: « datasocialnetwork » visualisation de votre utilisation hebdo des réseaux sociaux ou « phone addiction » visualisation de votre utilisation quotidienne d’internet

Le reste de l’espace EDF Bazacle

Le visiteur a la possibilité de poursuivre sa visite par l’exposition permanente d’EDF sur le patrimoine industriel local qui présente la production hydroélectricité grâce au cour de la Garonne.

J’ai trouvé la médiation plus adaptée à un jeune public grâce à un apprentissage plus ludique (tous les mercredis sont diffusés des films pour enfants par exemple). Il est possible d’interagir avec les installations pour comprendre les techniques de production d’hydroélectricité.

J’ai cependant préféré l’exposition de David Bihanic, car d’une part j’ai trouvé le sujet plus attrayant et d’autre part car le traitement subtil de la problématique m’a beaucoup plus intéressé.