NAWAK , danse acrobatique et voltiges tout droit sortis d’une boîte noire et magique

Est-ce que ce que je vois est réel ? Combien sont-ils ? C’est un garçon ou une fille ? Y a-t-il une histoire ? Est-ce que c’est normal si je ne comprends rien ? Est-ce beau ? Et si on arrêtait de se poser 50 000 questions juste pour vivre l’instant présent et se laisser surprendre.
NAWAK c’est drôle mais intrigant, c’est onirique et concret Et si on se laissait juste porter… par son imaginaire… Nawak s’appuie sur les clichés, sur les visions tronquées par nos conditionnements.
C’est la semaine de la 10ème Édition « rencontre Ville et Handicap ». Le service d’interprètes “interpretis” fête ses 20 ans, par chance, cela tombe en même temps.
Le samedi 16 novembre, dans le programme, le soir il y avait un spectacle inédit de danse acrobatique: « Nawak » au théâtre de Mazade à Toulouse.
Plein la vue !
Au début du spectacle, le décor est constitué de tapis et une grosse boite noire cachée sous un immense sac poubelle en forme de montagne. Quelque chose bouge dedans, le sac remue, il ondule comme la mer noire, polluée, puis ça monte, ça monte encore si haut!
tout à coup, au sommet du sac, une tête en laine sort par un trou, nous voyons une femme. Nous nous demandons ce qu’elle fait et comment elle est montée si haut. Est-elle montée sur une échelle ? Tout revient au point de départ mais la boite mange tout le sac comme si elle l’aspirait en entier. De celle-ci, si magique, sortent des bras ou des jambes mais à qui sont-ils ? Par en haut, par le côté… cette dernière “accouche” d’une femme qui bouge, fait plein d’acrobaties
Il y a un mélange d’entrées de la femme et de sortie de corps si masculins : soit un bras, deux bras, des jambes. Nous nous posons des questions : combien de personnes sont dans la boîte mystérieuse ?
Au fur et mesure, tout le monde sort, le mystère est résolu. Il y a deux hommes et une femme, de la danse avec des acrobaties, du jonglage et de la voltige. C’est si impressionnant, on a l’impression d’avoir fait un rêve sans dialogue. on est ébahi par toute cette force musculaire pour faire une colonne à trois.
Des sauts de la femme avec deux hommes qui la portent de plusieurs postures et styles différents
La création
Cette scène a été créé par Wilmer avec 3 artistes danseurs-acrobates ( Diego Ruiz et Wilmer Marquez sont deux hommes colombiens) / voltigeuse (Camille de Truchis qui est Belge). Au début ils sont deux hommes mais Wilmer sentait qu’il manquait quelque chose au moment d’expérimenter la création. Il a tout suite proposée d’ajouter une femme, cela marchait bien pour la synchronisation.
La base du cirque, c’est le langage du corps. Chaque acrobate a un discours, qu’il expose avec son corps. Dans leur histoire, ils ont été confrontés à la langue des signes. C’est une langue reconnue, ils la transforment en danse, et la parle.
Ils ont leur façon de vivre ensemble, à savoir comprendre et accepter l’autre. Ils se posent la question de la place dans le groupe. Ils n’ont pas la réponse, mais à travers leur histoire, ils essayent de mettre en avant ce thème. Comment connaître, comprendre l’autre et accepter ses différences ? Dans ce monde, on leur colle énormément d’étiquettes à cause de leurs origines. L’acceptation de la différence est un message que tout le monde devrait véhiculer.
Qui est la compagnie El Nucleo ?
Cette compagnie de cirque acrobatique El Nucleo existe depuis 2011. Elle est composée de deux directeurs artistiques colombiens: Wilmer Marquez et Edward Aleman qui forment un duo de portés acrobatique. Ils se sont rencontrés il y a quatorze ans à Bogota où ils créaient des spectacles de cirque qu’ils jouaient dans la rue., ils décident de venir se former en France, au Centre National des Arts du Cirque à Châlons-sur-Champagne. Pendant leur tournée de fin d’études, ils créent le spectacle Quien Soy ? et fondent la compagnie El Nucleo.
Liens
https://elnucleo7.wixsite.com/monsite
elnucleo.fr
Crédits photos : Carrycam et Christian Loubradou


