{"id":625,"date":"2022-01-09T17:04:54","date_gmt":"2022-01-09T16:04:54","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/?p=625"},"modified":"2022-01-17T14:57:25","modified_gmt":"2022-01-17T13:57:25","slug":"de-lavant-garde-a-lepanouissement-de-bucarest-a-paris-retrospective-sur-le-peintre-jules-perahim-au-musee-cantini-de-marseille","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/2022\/01\/09\/de-lavant-garde-a-lepanouissement-de-bucarest-a-paris-retrospective-sur-le-peintre-jules-perahim-au-musee-cantini-de-marseille\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0De l\u2019avant-garde \u00e0 l\u2019\u00e9panouissement, de Bucarest \u00e0 Paris\u00a0\u00bb : R\u00e9trospective sur le peintre Jules Perahim au Mus\u00e9e Cantini de Marseille"},"content":{"rendered":"\n<p style=\"text-align:center\">Le mus\u00e9e Cantini situ\u00e9\ndans le 6<sup>e<\/sup> arrondissement de la ville de Marseille offre \u00e0 voir du\n26 novembre 2021 au 24 avril 2022 une exposition r\u00e9trospective consacr\u00e9e \u00e0\nl\u2019artiste roumain du XX\u00e8me si\u00e8cle, Jules Perahim. Constitu\u00e9e de dessins et\npeintures, l\u2019exposition pr\u00e9sente les deux grandes lignes de l\u2019histoire de la\ncr\u00e9ation de l\u2019artiste&nbsp;: les ann\u00e9es engag\u00e9es en Roumanie, puis sa vie\nprosp\u00e8re \u00e0 Paris. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"786\" height=\"553\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/jules-pe.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-642\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/jules-pe.jpg 786w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/jules-pe-300x211.jpg 300w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/jules-pe-768x540.jpg 768w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/jules-pe-130x90.jpg 130w\" sizes=\"auto, (max-width: 786px) 100vw, 786px\" \/><figcaption>Jules Perahim, <em>La Guerre africaine,<\/em> 1976<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">A la d\u00e9couverte d&rsquo;une personnalit\u00e9 touchante et d&rsquo;un univers onirique <\/h4>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignright is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271242574_1117019205732388_9051463068298175043_n-805x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-641\" width=\"199\" height=\"252\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271242574_1117019205732388_9051463068298175043_n-805x1024.jpg 805w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271242574_1117019205732388_9051463068298175043_n-236x300.jpg 236w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271242574_1117019205732388_9051463068298175043_n-768x977.jpg 768w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/271242574_1117019205732388_9051463068298175043_n.jpg 1291w\" sizes=\"auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/><figcaption>Jules Perahim, <em>Sans titre<\/em>, 1934 <br> \u00a9Tess Dagnac<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1930,\nJules Perahim se fait d\u2019abord conna\u00eetre \u00e0 Bucarest gr\u00e2ce \u00e0 sa collaboration\navec les revues non-conformistes d\u2019esprit dada et surr\u00e9aliste, <em>Unu<\/em> (dont\nle principal contributeur est Victor Brauner) et <em>Alge<\/em> (fond\u00e9e entre\nautres avec le po\u00e8te Gherasim Luca). A cette m\u00eame p\u00e9riode, l\u2019artiste expose ses\n\u0153uvres personnelles et ses dessins publi\u00e9s dans les revues de contestation\nsociale et politique.<\/p>\n\n\n\n<p>A la veille de la Seconde\nGuerre mondiale, ses convictions politiques et sociales penchant pour un\nchangement n\u00e9cessaire de la soci\u00e9t\u00e9 roumaine se retrouvent bloqu\u00e9es par\nl\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale du pays qui s\u2019oppose \u00e0 la cr\u00e9ation libre. L\u2019artiste se\nconsacre alors seulement \u00e0 des commandes telles que l\u2019illustration de livres,\nla sc\u00e9nographie et les arts d\u00e9coratifs. <\/p>\n\n\n\n<p>Le National-communisme prenant de l\u2019ampleur, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960, Jules Perahim s\u2019en va d\u00e9sormais vivre \u00e0 Paris. Le travail cr\u00e9atif de l\u2019artiste prend alors son envol vers ses r\u00eaves enfouis, c\u2019est le deuxi\u00e8me moment fort de cette exposition. Laissant derri\u00e8re lui un travail parfois sombre et violent, Perahim, d\u00e9bordant d\u2019imagination, devient ainsi le peintre \u00e9panoui qui donnera naissance \u00e0 une \u0153uvre \u00e0 la fois po\u00e9tique, \u00e9nigmatique, et humoristique. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Pour prolonger sa visite au mus\u00e9e Cantini<\/h4>\n\n\n\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de son exposition\npermanente, le Mus\u00e9e Cantini propose une collection de tableaux d\u2019art moderne\ndu XXe si\u00e8cle. D\u2019une salle \u00e0 une autre, notre visite parcourt le temps en passant\npar de belles s\u00e9quences autour du fauvisme (Andr\u00e9 Derain, Charles Camoin, Emile\nOthon Friesz, Alfred Lombard), autour des premi\u00e8res exp\u00e9rimentations cubistes\n(Raoul Dufy, Albert Gleizes) et des diff\u00e9rents courants post-cubistes ou\npuristes des ann\u00e9es 1920-1940 (Am\u00e9d\u00e9e Ozenfant, Fernand L\u00e9ger, Le Corbusier,\nLaure Garcin, Jacques Villon). Puis vient le surr\u00e9alisme, qui tient une place\nparticuli\u00e8re au sein du Mus\u00e9e Cantini car entretient des liens historiques\n\u00e9troits avec la cit\u00e9 phoc\u00e9enne&nbsp;: en effet Marseille accueillit en\n1940-1941 des milliers de r\u00e9fugi\u00e9s parmi lesquels \u00e9taient de nombreux artistes,\n\u00e9crivains et militants antifascistes fuyant le nazisme. On compte parmi eux une\ngrande partie des membres du groupe surr\u00e9aliste rassembl\u00e9s alors dans le quartier\nde La Pomme (zone libre) \u00e0 la Villa Air-Bel aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019Andr\u00e9 Breton. Tous\ncherchaient \u00e0 rejoindre les Etats-Unis. <\/p>\n\n\n\n<p>La collection pr\u00e9sent\u00e9e\nau mus\u00e9e Cantini couvre donc une p\u00e9riode allant jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1970 qui passe\npar une grande vari\u00e9t\u00e9 de courants esth\u00e9tiques. Ainsi pouvons-nous y retrouver\ndes artistes tels que Jean Dubuffet, Andr\u00e9 Masson ou encore Victor Brauner. Le Mus\u00e9e\nCantini b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019un partenariat avec le Centre Georges Pompidou, ce qui a\npermis, avec l\u2019accueil d\u2019\u0153uvres exceptionnelles, un enrichissement de la\ncollection. <\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Un mus\u00e9e en toute simplicit\u00e9 <\/h4>\n\n\n\n<p>En termes de m\u00e9diation, les dispositifs mis en place ne s\u2019\u00e9loignent gu\u00e8re de la tradition\u00a0: une salle pour parler d\u2019un th\u00e8me, et des cartels sous chaque tableau. Toutefois, l\u2019on peut souligner que ces derniers sont tr\u00e8s bien \u00e9crits, dans le sens o\u00f9 ils sont compr\u00e9hensibles, concis et efficaces. Ils sont, en outre, compos\u00e9s d\u2019un bref mot sur le peintre en question, du contexte d\u2019apparition de l\u2019\u0153uvre, ainsi que d\u2019une l\u00e9g\u00e8re interpr\u00e9tation de cette derni\u00e8re. Cette composante peut sembler anodine mais elle se d\u00e9marque des cartels indiquant \u00ab\u00a0titre, ann\u00e9e, dimensions et mat\u00e9riau\u00a0\u00bb. Des informations peu pertinentes pour s\u2019approprier une \u0153uvre d\u2019art&#8230; Ce choix s\u2019inscrit probablement dans une intention de confrontation \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre par \u00ab\u00a0choc esth\u00e9tique\u00a0\u00bb. Dans cette optique, ces cartels, que l&rsquo;on pourrait qualifier de p\u00e9dagogiques, s\u2019adaptent aussi bien \u00e0 un public avis\u00e9 qu\u2019\u00e0 un public amateur. Pour aller plus loin, sept chefs-d\u2019\u0153uvre du mus\u00e9e sont \u00e0 retrouver sur leur site internet avec un commentaire un peu plus complet. <\/p>\n\n\n\n<p>Le Mus\u00e9e Cantini faisant partie des Mus\u00e9es de Marseille, des programmes culturels avec parcours de visite et activit\u00e9s diverses sont propos\u00e9s pour les groupes scolaires, les publics du champ social, les personnes en situation d\u2019handicap ainsi que pour les familles. L&rsquo;exp\u00e9rience en tant que visiteur libre ne se livre qu&rsquo;\u00e0 un seul type de m\u00e9diation, mais les actions culturelles men\u00e9es par le Mus\u00e9e Cantini semblent alors s\u2019\u00e9tendre au-del\u00e0 des murs. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Lien vers le Mus\u00e9e Cantini : <a href=\"https:\/\/musees.marseille.fr\/musee-cantini-0\">https:\/\/musees.marseille.fr\/musee-cantini-0<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mus\u00e9e Cantini situ\u00e9 dans le 6e arrondissement de la ville de Marseille offre \u00e0 voir du 26 novembre 2021<\/p>\n","protected":false},"author":68,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-625","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/625","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/users\/68"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=625"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/625\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":877,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/625\/revisions\/877"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=625"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=625"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=625"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}