{"id":1688,"date":"2022-05-04T17:26:51","date_gmt":"2022-05-04T15:26:51","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/?p=1688"},"modified":"2022-05-04T17:26:52","modified_gmt":"2022-05-04T15:26:52","slug":"au-theatre-pour-lapero","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/2022\/05\/04\/au-theatre-pour-lapero\/","title":{"rendered":"Au th\u00e9\u00e2tre pour l\u2019ap\u00e9ro"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>19h &#8211; Toulouse un soir de semaine. Entre rue des Potiers et salle de th\u00e9\u00e2tre, le Grand rond joue un Ap\u00e9ro-spectacle, au chapeau. Une fa\u00e7on abordable et r\u00e9ussie pour r\u00e9duire la distance entre le public et le th\u00e9\u00e2tre.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/03\/sten-et-chardon.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1691\" width=\"712\" height=\"433\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/03\/sten-et-chardon.jpg 949w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/03\/sten-et-chardon-300x182.jpg 300w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/03\/sten-et-chardon-768x467.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 712px) 100vw, 712px\" \/><figcaption>source : Lucas Lemauff &amp; Nicolas Vezzoni  <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Du mardi au samedi en fin d\u2019apr\u00e8s-midi, il y a la queue sur le trottoir au num\u00e9ro 23 de la rue des Potiers. Le Th\u00e9\u00e2tre du Grand rond ouvre ses portes pour une petite jauge, sans r\u00e9servation possible&nbsp;: une quarantaine de personnes assistera au spectacle d\u2019un duo musical et parodique. Ce soir, un mercredi d\u2019hiver, tout le monde est entr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ambiance\ncaf\u00e9-th\u00e9\u00e2tre<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ambiance est chaleureuse. Elle tient au local lui-m\u00eame, color\u00e9 mais sans pr\u00e9tention, agenc\u00e9 tout en longueur, quelques piliers ronds pour soutenir un plafond bas. Il est organis\u00e9 avec d\u2019un c\u00f4t\u00e9 la buvette et de l\u2019autre un espace sc\u00e9nique sans estrade o\u00f9 un clavier, une guitare et autres accessoires attendent l\u2019heure dite. Entre les deux, le public, venu pour partager un bon moment. La convivialit\u00e9 est un autre atout de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Chacun prend place comme il peut. Les groupes se m\u00e9langent autour de petites tables, sur des bancs en bois, des chaises de toutes tailles, canap\u00e9, pot de fleur retourn\u00e9, mur en guise de dossier\u2026 \u00e0 la bonne franquette.&nbsp;Derri\u00e8re le comptoir, les b\u00e9n\u00e9voles s\u2019affairent pour servir des verres \u00e0 petit prix.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le\u00e7on de m\u00e9diation\nculturelle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le duo Mikael Sten et David Chardon fait son entr\u00e9e\u2026 en sortant par la porte de la salle de spectacle mais pas dans le sens habituel. Les artistes se faufilent entre les spectateurs jusqu\u2019\u00e0 leurs instruments, \u00e0 port\u00e9e de main de son public. La proposition est renouvel\u00e9e chaque semaine.&nbsp;Aujourd\u2019hui : \u00ab&nbsp;Sten &amp; Chardon &#8211; Les dossiers de la chanson&nbsp;\u00bb. Une proposition d\u00e9cal\u00e9e de chanson fran\u00e7aise des ann\u00e9es 70-80, allant de Bobby Lapointe \u00e0 L\u00e9o Ferr\u00e9&nbsp;en passant par Chantal Goya, Patrick Bruel, Joe Dassin, Johny Hallyday, Brassens, etc. Tous les titres&nbsp;sont revisit\u00e9s et d\u00e9cod\u00e9s, car ces com\u00e9diens musiciens parlent de d\u00e9voiler \u00ab&nbsp;la plus grande manipulation de masse de l\u2019histoire de l\u2019humanit\u00e9 : la vari\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>La palette de chansons s\u00e9lectionn\u00e9e est \u00e0 chaque titre l\u2019objet d\u2019une r\u00e9interpr\u00e9tation. Les paroles de Joe Dassin sont servies par la m\u00e9lodie d&rsquo;Annie Cordy, les \u00ab&nbsp;A que&nbsp;\u00bb de Johnny revisitent les rythmes de Cloclo\u2026 Effet comique et didactique garanti&nbsp;: par cette exp\u00e9rimentation chacun peut mesurer \u00e0 quel point une musique fait autant sens que les mots qu\u2019elle accompagne.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-cover has-background-dim-20 has-background-dim\" style=\"background-image:url(https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/03\/scene.jpg);background-color:#f78de3\"><div class=\"wp-block-cover__inner-container is-layout-flow wp-block-cover-is-layout-flow\">\n<p style=\"text-align:center\" class=\"has-large-font-size\"><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Cette fois, \u00e7a se passe au pied du tableau de conf\u00e9rence, dossier d\u2019expert en main. De la ville \u00e0 la sc\u00e8ne, qui se cache derri\u00e8re les noms de Bruel, Halliday, Berger, Goya\u2026? Le public s\u2019amuse et participe. Fa\u00e7on sc\u00e8ne de crime et d\u00e9monstration \u00e0 l\u2019appui, la page du tableau affiche les coupables d\u00e9masqu\u00e9s, dont un incroyable portrait de Brassens en Staline&nbsp;! L\u2019inventivit\u00e9 et la ma\u00eetrise autant vocale, instrumentale que d\u2019interpr\u00e9tation captivent et emportent le public, jusqu\u2019\u00e0 lui faire entonner avec les experts du jour quelques syllabes sans logique sinon jubilatoire. Le spectacle touche \u00e0 sa fin. En un clin d\u2019\u0153il, l\u2019espace reprend son r\u00f4le d\u2019accueil pour la s\u00e9ance th\u00e9\u00e2trale de 21h, alors que les trainards finissent leurs verres et leurs conversations.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p><strong>Attirer les publics<\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>Le mode ap\u00e9ro-spectacle peut rebuter ceux qui appr\u00e9cient leur confort, mais il parvient \u00e0 attirer un public de 20 \u00e0 60 ans, familial ou non et de styles assez vari\u00e9s. Un public qui soutient clairement la proposition puisqu&rsquo;elle d\u00e9pendante de sa satisfaction : r\u00e9mun\u00e9ration au chapeau. Elle concourt aussi \u00e0 faire se croiser les publics de l\u2019ap\u00e9ro et ceux du th\u00e9\u00e2tre proprement dit. On peut imaginer que les programmes \u00e0 disposition sur les tables peuvent inciter \u00e0 franchir le pas pour certains. C\u2019est aussi la possibilit\u00e9 de d\u00e9couvrir cette salle th\u00e9\u00e2tre et son concept particulier. Elle d\u00e9veloppe une d\u00e9marche participative sous un statut de SPIC (Soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative d&rsquo;int\u00e9r\u00eat collectif) au sein de laquelle salari\u00e9s, b\u00e9n\u00e9voles, usagers, collectivit\u00e9s publiques, entreprises, associations ou particuliers, etc., peuvent s\u2019impliquer. Elle assume aussi des choix engag\u00e9s, par exemple pour la culture sourde.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>19h &#8211; Toulouse un soir de semaine. 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