{"id":1040,"date":"2022-03-09T11:00:15","date_gmt":"2022-03-09T10:00:15","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/?p=1040"},"modified":"2022-03-09T11:00:15","modified_gmt":"2022-03-09T10:00:15","slug":"antoine-et-cleopatre-mise-en-scene-de-celie-pauthe-au-theatre-de-la-cite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/2022\/03\/09\/antoine-et-cleopatre-mise-en-scene-de-celie-pauthe-au-theatre-de-la-cite\/","title":{"rendered":"Antoine et Cl\u00e9op\u00e2tre, mise en sc\u00e8ne de C\u00e9lie Pauthe au Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p>Article r\u00e9dig\u00e9 par Alexis Laclau et Johanna Jourdain<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">C\u00e9lie Pauthe et l&rsquo;amour au fil de l&rsquo;\u00e9p\u00e9e<\/h4>\n\n\n\n<p>C\u00e9lie Pauthe, directrice du Centre dramatique national Besan\u00e7on Franche-Comt\u00e9, a livr\u00e9 au Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9 sa mise en sc\u00e8ne d&rsquo;une trag\u00e9die shakespearienne aussi tardive que nuanc\u00e9e si l&rsquo;on observe l&rsquo;\u0153uvre du dramaturge dans son ensemble. <\/p>\n\n\n\n<p>La metteuse en sc\u00e8ne n&rsquo;en est pas \u00e0 son coup d&rsquo;essai concernant les trag\u00e9dies qui prennent pour d\u00e9cor une Rome antique au bord du gouffre politiquement, dont les al\u00e9as amoureux de ses \u00e9lites n&rsquo;apaisent en rien les glaives conspirateurs d\u00e9j\u00e0 sortis du fourreau. Elle signait en effet en 2018 sa mise en sc\u00e8ne de <em>B\u00e9r\u00e9nice<\/em> de Jean Racine, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9e par un court-m\u00e9trage de Marguerite Duras. Et comme on ne change pas un couple qui r\u00e8gne, Mounir Margoum troque la tunique de Titus pour celle de Marc-Antoine, tandis que M\u00e9lodie Richard, nagu\u00e8re protectrice de Jud\u00e9e, se voit par\u00e9e du prestige des derniers Ptol\u00e9m\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Cleopatre-1024x684-1024x684.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1042\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Cleopatre-1024x684.jpeg 1024w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Cleopatre-1024x684-300x200.jpeg 300w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Cleopatre-1024x684-768x513.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>M\u00e9lodie Richard ici en Cl\u00e9op\u00e2tre VII. A noter que le r\u00f4le \u00e9tait interpr\u00e9t\u00e9 par D\u00e9a Liane lors des repr\u00e9sentations au Th\u00e9\u00e2tre de la Cit\u00e9.<br><em>\u00ab\u00a0Elle fit d&rsquo;Antoine l&rsquo;ennemi de sa patrie par la corruption de ses charmes amoureux\u00a0\u00bb<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Antoine et Cl\u00e9op\u00e2tre en bref<\/h4>\n\n\n\n<p>La trag\u00e9die Shakespearienne, Antoine et Cl\u00e9op\u00e2tre, se\u00a0passe\u00a0apr\u00e8s la mort de Jules C\u00e9sar.\u00a0Marc-Antoine a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019une partie du monde dont l\u2019Egypte, et est tomb\u00e9 sous le charme de Cl\u00e9op\u00e2tre.\u00a0Rattrap\u00e9 par ses devoirs et des menaces d\u2019Octave C\u00e9sar, il rentre \u00e0 Rome et\u00a0se\u00a0mari avec Octavie, la\u00a0s\u0153ur\u00a0d\u2019Octave afin d\u2019apaiser les tensions.\u00a0Cl\u00e9op\u00e2tre est furieuse et tente de regagner son amour.\u00a0Octave d\u00e9clenche alors une guerre contre l\u2019Egypte.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\"><strong>Extrait<\/strong><br><em>Cl\u00e9op\u00e2tre<br><\/em>Si c\u2019est vraiment de l\u2019amour, dis moi : combien ?<em><br>Antoine<br><\/em>Mis\u00e9rable l\u2019amour qui peut \u00eatre compt\u00e9.<br><em>Cl\u00e9op\u00e2tre<br><\/em>A moi de fixer la borne jusqu\u2019o\u00f9 \u00eatre aim\u00e9e.<br><em>Antoine<br><\/em>Alors tu devras trouver un nouveau ciel et une nouvelle terre<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\">Sc\u00e8ne 1, Acte 1<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;amour ou l&#8217;empire<\/h4>\n\n\n\n<p>Entre Antoine et Cl\u00e9op\u00e2tre, c&rsquo;est un feu de joie qui br\u00fble. Un amour adolescent qui vient attendrir les traits des deux figures les plus puissantes du monde connu d&rsquo;alors. Si cette passion d\u00e9raisonn\u00e9e, accentu\u00e9e  par la mise en sc\u00e8ne et une libert\u00e9 prise dans la r\u00e9\u00e9criture de quelques r\u00e9pliques, n&rsquo;\u00e9chappera pas \u00e0 l&rsquo;\u0153il du spectateur, c&rsquo;est au regard du jeune et ambitieux Octave qu&rsquo;elle prendra tout son sens tragique. L\u00e0 o\u00f9 Antoine se repose sur son image de conqu\u00e9rant illustre qui aurait bien m\u00e9rit\u00e9 un peu de r\u00e9pit dans les bras de la femme la plus convoit\u00e9e du monde, le futur Auguste n&rsquo;entend rien d&rsquo;autre que les chants et les rires d&rsquo;un vieil ivrogne d\u00e9pourvu d&rsquo;ambition. <\/p>\n\n\n\n<p>Le titre de la pi\u00e8ce nous fait implicitement penser qu&rsquo;elle tourne seulement autour de deux personnages. Mais comme souvent dans les trag\u00e9dies, c&rsquo;est la trinit\u00e9 qui r\u00e8gne. Une trinit\u00e9 sempiternelle dont les \u00e9chos remontent \u00e0 plusieurs si\u00e8cles avant l&rsquo;action. <\/p>\n\n\n\n<p>Des trois dynasties diadoques qui se disput\u00e8rent les territoires d&rsquo;Alexandre le Grand, dont Cl\u00e9op\u00e2tre est issue puisque digne h\u00e9riti\u00e8re de la dynastie des Lagides ; en passant par le triumvirat dont C\u00e9sar sortira grand vainqueur devant Crassus et Pomp\u00e9e ; et finalement une guerre fratricide au d\u00e9part froide, entre Cl\u00e9op\u00e2tre, Antoine et Octave.  Car <em>Antoine et Cl\u00e9op\u00e2tre<\/em>, c&rsquo;est avant tout Antoine et Octave. Deux visions du monde qui viennent germer sur les terres encore fertiles du sang des barbares de l&#8217;empire d&rsquo;Alexandre. La diligence et la droiture d&rsquo;un jeune politicien qui a tout \u00e0 prouver, viennent se heurter \u00e0 la d\u00e9sinvolture et  la nonchalance d&rsquo;un homme qui a tout conquis : le c\u0153ur du monde et celui de la plus belle femme d&rsquo;Orient. L&rsquo;adage \u00ab\u00a0Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait\u00a0\u00bb se renverse. Shakespeare laisse ici le soin au spectateur de choisir sa propre raison, sans jamais vraiment porter de jugement sur la conduite la plus vertueuse, si ce n&rsquo;est dans l&rsquo;issue. Ecouterons nous le c\u0153ur qui bat pour Cl\u00e9op\u00e2tre, ou le pragmatisme qui fera na\u00eetre l&#8217;empire romain ?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"661\" height=\"372\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/antoine-et-cleo.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1043\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/antoine-et-cleo.jpeg 661w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/antoine-et-cleo-300x169.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><figcaption>Quand Octave devient Auguste.<br>\u00ab\u00a0<em>Dispara\u00eetre, c&rsquo;est faire savoir au monde qu&rsquo;il ne vaut pas un adieu.\u00a0\u00bb<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Coffret sc\u00e9nographique enchant\u00e9<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Les d\u00e9cors sont fabuleux. C\u00e9lie Pauthe, avec l\u2019aide du sc\u00e9nographe Guillaume Delaveau, parle de cr\u00e9puscule des dieux. Il est une parfaite illustration du monde de chaos, de lyrisme, de passion, d\u2019\u00e9rotisme dans lequel \u00e9volue les personnages.<br>Durant la premi\u00e8re partie nous sommes dans un palais \u00e9gyptien dans une ambiance calfeutr\u00e9e. Les murs sont bleus et dor\u00e9s.&nbsp;Des coussins sont pos\u00e9s par terre.&nbsp;Une bougie est allum\u00e9e au fond. En quelques manoeuvres, comme par magie, on se retrouve dans un couloir du s\u00e9nat romain d\u00e9sabus\u00e9s par une lumi\u00e8re blanche et froide.<br>Pour la deuxi\u00e8me partie nous d\u00e9couvrons nos personnages dans le d\u00e9sert de Lybie. Le sol est recouvert de sable rouge, cela forme m\u00eame une dune \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 droite de la sc\u00e8ne.&nbsp;Un bloc repr\u00e9sente le tombeau de Cl\u00e9op\u00e2tre.&nbsp;Les lumi\u00e8res composent la lune.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u00e9lie Pathe, en accord avec la nouvelle traduction d\u2019Ir\u00e8ne Bonnaud, fait le choix de costumes contemporains.&nbsp;Certains hommes portent des pantalons treillis militaires, ce sont les hommes d\u2019Antoine.&nbsp;Octave et ses hommes sont habill\u00e9s en complet veston-cravate.&nbsp;Ils repr\u00e9sentent l\u2019ordre, la mesure et la stabilit\u00e9 : il ont pour but de maintenir Rome comme seul centre du pouvoir et de l\u2019empire.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette pi\u00e8ce, Shakespeare d\u00e9construit les images genr\u00e9es du pouvoir. Les genres sont m\u00e9lang\u00e9s : le masculin circule dans le f\u00e9minin et inversement. Les hommes se d\u00e9v\u00eatissent, se travestissent. Maud&nbsp;Gripon&nbsp;est \u00e0 la fois Octavie et un soldat du camp d\u2019Antoine et l\u2019actrice B\u00e9n\u00e9dicte Villain joue l\u2019eunuque&nbsp;mardian.<\/p>\n\n\n\n<p>De magnifiques chansons de Mohamed Abdel Wahabce, superbement interpr\u00e9t\u00e9es, et des po\u00e8mes de Constantin Cavafis \u00e0 l\u2019image de ce r\u00eave alexandrin entrecoupent parfois la pi\u00e8ce et permettent de reposer des mots de Shakespeare qui peuvent contenir beaucoup de fureur.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-gallery columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"732\" height=\"533\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-01-15-a\u0300-18.19.03-1.png\" alt=\"\" data-id=\"1044\" data-link=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/?attachment_id=1044\" class=\"wp-image-1044\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-01-15-a\u0300-18.19.03-1.png 732w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-01-15-a\u0300-18.19.03-1-300x218.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 732px) 100vw, 732px\" \/><\/figure><\/li><li class=\"blocks-gallery-item\"><figure><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"728\" height=\"523\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-01-15-a\u0300-18.19.15-2.png\" alt=\"\" data-id=\"1045\" data-link=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/?attachment_id=1045\" class=\"wp-image-1045\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-01-15-a\u0300-18.19.15-2.png 728w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2022\/01\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-01-15-a\u0300-18.19.15-2-300x216.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 728px) 100vw, 728px\" \/><\/figure><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Une pi\u00e8ce, aux d\u00e9cors superbement con\u00e7us, \u00e0 la mise en sc\u00e8ne sobre mais efficace, certes un peu longue pour une grande partie des publics. Mais dont le rythme et surtout l&rsquo;interpr\u00e9tation brillante des acteurs sauront capter l&rsquo;attention de quiconque a d\u00e9j\u00e0 aim\u00e9. D\u00e9couverte de la grande histoire d&rsquo;amour d&rsquo;Antoine et Cl\u00e9op\u00e2tre dans le sublime th\u00e9\u00e2tre toulousain. Pour C\u00e9lie Pauthe, l&rsquo;Orient n&rsquo;est pas un endroit o\u00f9 l&rsquo;amour vient faner \u00e0 l&rsquo;ombre d&rsquo;un palais, mais bien y br\u00fbler sur les l\u00e8vres de ceux qui r\u00e8gnent. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Antoine et Cle\u0301opa\u0302tre \u2013 Teaser\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/PXLvrc2lKaQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cl\u00e9op\u00e2tre<br \/>\nSi c\u2019est vraiment de l\u2019amour, dis moi : combien ?<br \/>\nAntoine<br \/>\nMis\u00e9rable l\u2019amour qui peut \u00eatre compt\u00e9.<br \/>\nCl\u00e9op\u00e2tre<br \/>\nA moi de fixer la borne jusqu\u2019o\u00f9 \u00eatre aim\u00e9e.<br \/>\nAntoine<br \/>\nAlors tu devras trouver un nouveau ciel et une nouvelle terre<\/p>\n","protected":false},"author":59,"featured_media":1047,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[4,23],"tags":[],"class_list":["post-1040","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-spectacle","category-theatre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1040","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/users\/59"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1040"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1040\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2207,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1040\/revisions\/2207"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1047"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2021\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}