{"id":435,"date":"2020-11-15T20:16:02","date_gmt":"2020-11-15T19:16:02","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/?p=435"},"modified":"2020-12-04T17:17:00","modified_gmt":"2020-12-04T16:17:00","slug":"dans-la-confidence-des-points-de-vue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/2020\/11\/15\/dans-la-confidence-des-points-de-vue\/","title":{"rendered":"Dans la confidence des points de vue."},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Passages confronte les points vue : Quand l\u2019intimit\u00e9 nous ram\u00e8ne aux autres.&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c9couter des podcast narratifs, n\u2019est pas une grande habitude chez moi. Je les ai d\u00e9couvert, j\u2019ai ouverts grand les oreilles, et me suis laiss\u00e9e porter.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:left\">Une multitudes de podcasts existent. Les productions et les nombres d\u2019\u00e9coutes explosent.&nbsp; En d\u00e9laissant la radio,  \u00e0 travers les podcasts, nos g\u00e9n\u00e9rations r\u00e9inventent une mani\u00e8re d\u2019\u00e9couter nos soci\u00e9t\u00e9s, ses histoires et ses r\u00e9flexions. Beaucoup de podcasts&nbsp; nous offrent des t\u00e9moignages personnels, des histoires r\u00e9colt\u00e9s, des anecdotes racont\u00e9s.&nbsp; J\u2019ai cette semaine d\u00e9couvert un tout nouveau podcast : <em>Passages<\/em>, port\u00e9 par la cha\u00eene Louie M\u00e9dia. Toutes les deux semaines,&nbsp; un \u00e9pisode nous raconte une histoire \u00e0 deux voix, et confortes les points de vue.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">La force sonore&nbsp;<\/h5>\n\n\n\n<p>La d\u00e9couverte du podcast narratif a \u00e9t\u00e9 pour moi une connexion avec le sonore.&nbsp; Elle am\u00e8ne \u00e9couter l\u2019esth\u00e9tique et la force de transmission du son. L\u2019alt\u00e9ration des visages, des gestes, des images dispara\u00eet. Cela fait  du bien de laisser les images de c\u00f4t\u00e9, dans un monde qui nous les mets toujours sous le nez (encore plus aujourd\u2019hui dans une connexion presque constante, et accrue par le t\u00e9l\u00e9travail). Nous avons tendance \u00e0 oubli\u00e9 que nous vivons dans une soci\u00e9t\u00e9 sonore, nous oublions la puissances des mots et leurs r\u00e9sonance. Ici, tout prend son importance. <em>Passages<\/em> nous donne un son tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9 avec presque aucun bruitages, parsem\u00e9 quelques petites notes de musiques. <em>Passages<\/em> offre ainsi une concentration extr\u00eame sur la voix. La simplicit\u00e9 du son laisse place l\u2019intimit\u00e9 et \u00e0 l\u2019imagination&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Dans l\u2019intimit\u00e9 de l\u2019imagination<\/h5>\n\n\n\n<blockquote style=\"text-align:center\" class=\"wp-block-quote is-style-default is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p><em>&nbsp;\u00ab&nbsp;C\u2019est un m\u00e9dia paradoxal, qui vous permet d\u2019\u00e9chapper aux vides et aux silences sans passer par la fr\u00e9n\u00e9sie usuelle de l\u2019information&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/em> <\/p><cite>Louie Media <\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Le mode de narration du podcast r\u00e9pond \u00e0 un besoin d\u2019intimit\u00e9. Il nous offre un moment de pause, o\u00f9 les sons appellent notre imagination et&nbsp; nous invitent \u00e0 cr\u00e9er nos images mentales. Intimement, je red\u00e9couvre le plaisir, que petite, les contes racont\u00e9s par ma grand m\u00e8re m\u2019amenaient \u00e0 inventer un monde int\u00e9rieurs, un monde rien qu\u2019a moi. L\u2019\u00e9coute du podcast est active, elle nous invites \u00e0 cr\u00e9er des visages, des personnages, des environnements , des paysages\u2026 &nbsp; <em>Passages<\/em> prend son temps,&nbsp;et pourtant ne s\u2019\u00e9ternises dans de longues descriptions visuelles.Le r\u00e9cit frappe l\u2019imagination et nous int\u00e8gre dans l\u2019histoire. Dans l\u2019intimit\u00e9 de l\u2019\u00e9coute active nous vivons aussi l\u2019empathie, l\u2019impatiences, la prises de positions. Les \u00e9pisodes de <em>Passages<\/em>, sont&nbsp; assez long, ( entre 35 et 50 minutes). Nous restons pourtant, accroch\u00e9s, pris par le suspense, impatient de d\u00e9nouer l\u2019histoire. Passages n\u2019est pas novateur. L\u2019imaginaire, l\u2019identification et le suspense sont propres \u00e0 tous les r\u00e9cits racont\u00e9s. Nous remercions tout de m\u00eame ce m\u00e9dia de nous les offrir une nouvelle fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Le podcast est alors&nbsp; un moyens de nous glisser dans d\u2019autres mondes, ceux que nous nous cr\u00e9ons int\u00e9rieurement, ceux que les paroles portent.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9cit de nos soci\u00e9t\u00e9s <\/h5>\n\n\n\n<p>Passages, se meut&nbsp; entre confessions, t\u00e9moignages et souvenir. Le m\u00e9dia nous raconte des histoires v\u00e9ridiques et personnelles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En ces temps o\u00f9 les nouvelles rencontres ont presque disparue de notre vie, les podcasts&nbsp; peuvent repr\u00e9senter une alternatives (bien entendu compl\u00e8tement in\u00e9gale). Une voix se confie. Nous retrouvons ces longues anecdotes que nous aimons tant \u00e9couter.&nbsp; De plus dans une soci\u00e9t\u00e9 qui tend vers l\u2019individualisme, les histoires personnelles nous permettent de faire face \u00e0 l\u2019autre. Nous accordons notre attentions, allons vers la curiosit\u00e9, vers une estime et une compr\u00e9hension de l\u2019autre. Raconter des r\u00e9cits personnels et des singularit\u00e9s est un atout dans la repr\u00e9sentation&nbsp;de nos soci\u00e9t\u00e9 et d\u2019un monde fragment\u00e9. Louie M\u00e9dia, le producteur de <em>Passage<\/em>s, tient \u00e0 cette dimension, et explique :&nbsp; &nbsp;\u00ab\u00a0<strong>Louie<\/strong> fait le choix de raconter et d\u2019expliquer les individualit\u00e9s, nos modes de consommation, nos pratiques culturelles, nos d\u00e9sirs particuliers, \u00e0 travers des podcasts qui mettront en avant des personnages, des histoires incarn\u00e9es, des \u00e9missions qui adopteront un ton personnel, pour r\u00e9pondre \u00e0 ce besoin de tisser des liens particuliers. Partir des individus plut\u00f4t que des institutions d\u00e9consid\u00e9r\u00e9es.\u00a0\u00bb  Je tiens \u00e0 dire que le m\u00e9dia&nbsp;rel\u00e8ve tr\u00e8s bien le pari. Le premier \u00e9pisode deux jeunes filles aux origines sociales diff\u00e9rentes racontent leurs \u00e9panouissement dans une longue p\u00e9riode de temps et nous permettent d\u2019entrevoir la soci\u00e9t\u00e9 qui les construit. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\" style=\"text-align:left\">La discorde des discours&nbsp;<\/h5>\n\n\n\n<blockquote style=\"text-align:center\" class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>\u00ab&nbsp;Comment se souvenir avec son seul prisme, ses d\u00e9sirs, ses fantasmes, de ce qui a r\u00e9ellement eu lieu?&nbsp;\u00bb <\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p style=\"text-align:left\">En nous racontant une histoire \u00e0 deux voix, <em>Passage<\/em>s nous invite prendre compte de la puissance&nbsp;des points de vues. Ce que l\u2019on est transforme ce que l\u2019on raconte. Nous entendons qu\u2019un r\u00e9cit n\u2019est jamais racont\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re, qu\u2019une histoire diverge en celui qui la vit.&nbsp; Passages nous appel \u00e0 penser les enjeux de pouvoir pr\u00e9sent dans les mots et les narration. Les subjectivit\u00e9s sont interrog\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le premier \u00e9pisode Orianna et Mandy nous racontent les liens qui les unissent, une histoire entre amour et amiti\u00e9, dans deux versions diff\u00e9rentes. Le r\u00e9cit traine en longueur, il peut para\u00eetre banal et sans grand int\u00e9r\u00eat. Pourtant, il nous rappel l\u2019exception du v\u00e9cu dans une relation. Il nous rappel qu\u2019un moment partag\u00e9, se construit dans des fantasmes, souvenirs, d\u00e9sires et interpr\u00e9tations bien personnels. Il nous rend compte de la cruaut\u00e9, et de la solitude dans la non-r\u00e9ciprocit\u00e9 et nous ram\u00e8ne \u00e0 notre individualit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le deuxi\u00e8me \u00e9pisode de <em>Passages <\/em>va encore plus loin, puisqu\u2019il fait appel \u00e0 une autre dimension de la narration: le travail de m\u00e9moire. L\u2019\u00e9pisode commence par une introduction historique des \u00e9v\u00e8nements du si\u00e8ge de&nbsp; Sarajevo.&nbsp; Puis,&nbsp;une question propre au travail des m\u00e9moire dans la sauvegarde de l\u2019Histoire nous est pos\u00e9 :&nbsp; \u00ab&nbsp;Comment se souvenir avec son seul prisme, ses d\u00e9sirs, ses fantasmes de ce qui a r\u00e9ellement eu lieu?&nbsp;\u00bb Christophe nous raconte  alors son histoire \u00e0 Sarajevo. Bien entendu ce podcast ne nous raconte pas l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements&nbsp; de la guerre de Bosnie. Nous ne pouvons pas lui donner la pr\u00e9tention, d\u2019un travail pouss\u00e9 sur la relation Histoire, m\u00e9moire.&nbsp; Le sujet est seulement survol\u00e9. Pourtant les propos&nbsp; sont&nbsp; bouleversants, les remises en question de la subjectivit\u00e9 sont saisissantes. &nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le podcast Passages nous fait entendre le sacr\u00e9 du sons, du discours et des phras\u00e9s en d\u00e9passant l\u2019individualit\u00e9. &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le podcast, nous ram\u00e8ne vers les autres et vers le son. Nous \u00e9coutons les points de vue, confrontons nous r\u00e9ellement le notre ? Son \u00e9coute montre elle \u00e0 quel point il est complexe de faire face \u00e0 nous m\u00eame dans le silence? <\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-color has-cyan-bluish-gray-color\">Vous pouvez retrouver Passage sur les plateformes de Podcasts habituels ( Spotify, Deezer, Apple Podcast, Castbox \u2026 ) ou directement sur le site de Louie M\u00e9dia. <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/louiemedia.com\/passages\">https:\/\/louiemedia.com\/passages<\/a><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignfull\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"256\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/Banni\u00e8re-generale-passages-PETITE-1024x256.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-436\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/Banni\u00e8re-generale-passages-PETITE-1024x256.jpg 1024w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/Banni\u00e8re-generale-passages-PETITE-300x75.jpg 300w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/Banni\u00e8re-generale-passages-PETITE-768x192.jpg 768w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/11\/Banni\u00e8re-generale-passages-PETITE.jpg 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Passages confronte les points vue : Quand l\u2019intimit\u00e9 nous ram\u00e8ne aux autres.&nbsp; \u00c9couter des podcast narratifs, n\u2019est pas une grande<\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":436,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"no_sidebar_full_width","colormag_page_sidebar_layout":"no_sidebar","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-435","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/435","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=435"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/435\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":827,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/435\/revisions\/827"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/media\/436"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=435"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=435"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=435"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}