{"id":1503,"date":"2021-01-09T20:21:04","date_gmt":"2021-01-09T19:21:04","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/?p=1503"},"modified":"2021-01-13T16:08:29","modified_gmt":"2021-01-13T15:08:29","slug":"regarder-le-passe-pour-entrevoir-le-futur-lexposition-ruines-de-josef-koudelka","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/2021\/01\/09\/regarder-le-passe-pour-entrevoir-le-futur-lexposition-ruines-de-josef-koudelka\/","title":{"rendered":"Regarder le pass\u00e9 pour entrevoir le futur : l&rsquo;exposition Ruines de Josef Koudelka"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\"><br>Pendant 20 ans, tout autour de la m\u00e9diterran\u00e9e, le photographe Josef Koudelka a photographi\u00e9 plus de 200 sites arch\u00e9ologiques. Son format de pr\u00e9dilection\u00a0?\u00a0 Les panoramiques en noir et blanc, dont sont extraits 110 tirages pour constituer une exposition\u00a0: \u00ab\u00a0Ruines\u00a0\u00bb. Expos\u00e9e \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France du 15 septembre au 16 d\u00e9cembre 2020, les photographies renaissent sous nos yeux gr\u00e2ce \u00e0 une visite virtuelle. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"color:#ae671b\" class=\"has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Josef Koudelka en quelques lignes\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 1938, l\u2019actuelle R\u00e9publique Tch\u00e8que voit na\u00eetre Josef Koudelka. Le futur photographe, qui d\u00e9couvre son art aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019un ami de son p\u00e8re, se destine d\u2019abord \u00e0 devenir ing\u00e9nieur. En parall\u00e8le de ce m\u00e9tier, il commence \u00e0 photographier des Tziganes en Tch\u00e9coslovaquie. Quelques ann\u00e9es plus tard, il quitte son poste d\u2019ing\u00e9nieur pour se consacrer enti\u00e8rement \u00e0 la photographie. A l\u2019\u00e2ge de 38 ans, il quitte son pays, devient apatride et voyage \u00e0 travers l\u2019Europe pour finir par trouver refuge en Angleterre. Il continue \u00e0 photographier les  Tziganes  de tout le continent europ\u00e9en\u00a0; un livre et plusieurs expositions seront tir\u00e9s de ses clich\u00e9s.  Dans les ann\u00e9es 80, il est naturalis\u00e9 fran\u00e7ais et le Minist\u00e8re de la Culture lui d\u00e9cerne le Grand Prix national de la Photographie.  <\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dix ans plus tard qu\u2019il commence \u00e0 photographier les ruines antiques du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en, \u00e0 l\u2019aide de son appareil panoramique. Apr\u00e8s de nombreuses expositions sur de nombreux sujets et de nombreux prix d\u00e9cern\u00e9s, sa s\u00e9rie \u00ab Ruines&nbsp;\u00bb est expos\u00e9e \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale de France. C\u2019est cette exposition que nous d\u00e9couvrons aujourd\u2019hui\u2026<\/p>\n\n\n\n<p style=\"color:#ae671b\" class=\"has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Des ruines, des panoramiques, et du noir et blanc<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/01\/Capture-les-ruines-1024x595.jpg\" alt=\"L\u2019attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-les-ruines-1024x595.jpg.\" width=\"691\" height=\"401\" \/><figcaption><em>La citation qui nous accueille \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;exposition<br><\/em> \u00a9 Josef Koudelka \/ Magnum Photo<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Dans la premi\u00e8re salle, des murs noirs sur lesquels apparaissent des textes blancs nous accueillent. On s&rsquo;approche pour voir qu&rsquo;y sont pr\u00e9sent\u00e9s de mani\u00e8re succincte la vie de l\u2019artiste, l\u2019essence de l\u2019exposition, et les personnes ayant contribu\u00e9es \u00e0 cette derni\u00e8re. Lorsque l\u2019on entre dans la salle principale, nous nous retrouvons devant une multitude de panneaux blancs lumineux sur lesquels sont expos\u00e9s les clich\u00e9s. Le format panoramique, signature de Josef Koudelka, r\u00e9v\u00e8le toute la grandeur des sites photographi\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour se d\u00e9placer entre les photos, il suffit au visiteur-internaute de cliquer sur les marquage au sol, qui l&rsquo;am\u00e8neront directement le clich\u00e9 choisi. Il est possible de cliquer sur toutes les photos et tous les textes pour pouvoir les agrandir, les observer et les lire. Image<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/01\/ruine-1024x342.jpg\" alt=\"L\u2019attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est ruine-1024x342.jpg.\" width=\"766\" height=\"255\" \/><figcaption>\u00a9 Josef Koudelka \/ Magnum Photo<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p> Il y a une certaine m\u00e9lancolie qui \u00e9mane de tous ces clich\u00e9s, de toutes ces ruines qui autrefois t\u00e9moignaient de la grandeur de leur temps. Cette impression est renforc\u00e9e par le fait que toutes les photographies sont en noir et blanc. On ressort de cette exposition avec le rappel que rien n&rsquo;est \u00e9ternel et que t\u00f4t ou tard il ne reste que des ruines.  <\/p>\n\n\n\n<p style=\"color:#ae671b\" class=\"has-text-color has-medium-font-size\"><strong>Une exp\u00e9rience d&rsquo;exposition virtuelle<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cet encha\u00eenement de tableaux blancs lumineux et de photos en noir et blanc, n\u2019est pas toujours facile de se rep\u00e9rer au sein de l\u2019exposition. On en vient parfois \u00e0 se demander \u00ab&nbsp;De quel c\u00f4t\u00e9 est l\u2019entr\u00e9e&nbsp;? De quel c\u00f4t\u00e9 est la sortie&nbsp;? Suis-je d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9e par l\u00e0&nbsp;? Ai-je d\u00e9j\u00e0 vu cette photo-l\u00e0&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Par ailleurs, j&rsquo;ai le sentiment que dans une exposition \u00a0\u00bbr\u00e9elle\u00a0\u00bb on s&rsquo;attacherait \u00e0 voir avec plus d\u2019attention tous les tirages, \u00e0 n&rsquo;en manquer aucun. Ici, du fait que ce soit virtuelle, j&rsquo;ai eu tendance \u00e0 me dire que ce n&rsquo;\u00e9tait pas grave si j&rsquo;\u00e9tais pass\u00e9 devant une ou deux photos sans y faire attention, sans m\u00eame les voir. M\u00eame si le c\u00f4t\u00e9 virtuel de l\u2019exposition me semble vraiment bien pens\u00e9, on ne se sent pas impliqu\u00e9 de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019au cours d\u2019une exposition \u00a0\u00bben pr\u00e9sentiel\u00a0\u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:center\" class=\"has-text-color has-background has-very-light-gray-color has-vivid-red-background-color\">Etant donn\u00e9 que l&rsquo;exposition est gratuite et en ligne, j&rsquo;ai pu la visiter \u00e0 volont\u00e9. Et j&rsquo;ai pu remarqu\u00e9 que l&rsquo;on s&rsquo;immerge mieux dans l&rsquo;exp\u00e9rience en \u00e9coutant de la musique. Si cela vous int\u00e9resse d&rsquo;ajouter une dimension sonore \u00e0 cette visite afin d&rsquo;en profiter d&rsquo;une nouvelle mani\u00e8re, je vous conseille le morceau The Sleeping Prophet de Jesse Gallagher, qui est le morceau qui a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 dans la vid\u00e9o de pr\u00e9sentation de l&rsquo;exposition.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-audio\"><audio controls src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/01\/The-Sleeping-Prophet.mp3\" loop><\/audio><figcaption><em>Extrait de The Sleeping Prophet, Jesse Gallagher<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La visite virtuelle a \u00e9t\u00e9 pens\u00e9e aussi bien pour un \u00e9cran d&rsquo;ordinateur que pour un \u00e9cran de t\u00e9l\u00e9phone. Apr\u00e8s avoir compar\u00e9 les deux interfaces, il appara\u00eet qu&rsquo;il est plus agr\u00e9able de visiter l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0sur t\u00e9l\u00e9phone\u00a0\u00bb. Le fait que l&rsquo;\u00e9cran soit tactile rend la navigation beaucoup plus fluide et naturelle que sur ordinateur, o\u00f9 il faut sans cesse cliquer \u00e0 plusieurs endroits pour faire un mouvement dans l&rsquo;exposition. Ou m\u00eame ne serait-ce que pour zoomer sur les diff\u00e9rents textes explicatifs. <br>Malgr\u00e9 tout, on peut reprocher au t\u00e9l\u00e9phone de se tenir \u00e0 la verticale. Certaines photos (un assez grand nombre en r\u00e9alit\u00e9) sont en format paysage, et ne correspondent pas au format portrait du t\u00e9l\u00e9phone. R\u00e9sultat, elles apparaissent bien petites. Il y a quelque chose de dommage \u00e0 voir appara\u00eetre de si grand et majestueux paysage en taille si r\u00e9duite. Mettre le t\u00e9l\u00e9phone en affichage paysage ne ferait que d\u00e9pla\u00e7ait le probl\u00e8me, puisque cette fois ce sont les panoramiques format portrait qui seraient de taille r\u00e9duite.\u00a0<br>Pour faire plus court, la navigation est nettement plus agr\u00e9able sur t\u00e9l\u00e9phone portable tactile mais il est difficile de profiter pleinement de l\u2019exposition sur un \u00e9cran aussi petit\u2026\u00a0Selon mon exp\u00e9rience, c&rsquo;est le point le plus n\u00e9gatif que l&rsquo;on peut trouver \u00e0 l&rsquo;utilisation du t\u00e9l\u00e9phone portable pour naviguer au sein de l&rsquo;exposition. Au vu de tout cela, il semblerait que l&rsquo;id\u00e9al soit d&rsquo;utiliser une tablette num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2021\/01\/int\u00e9reur-de-lexpo-1024x452.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2236\" width=\"710\" height=\"312\" \/><figcaption><em>Ce que l&rsquo;on voit -entres autres- \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran lorsque l&rsquo;on visite virtuellement cette exposition<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Pr\u00e9sentation de l&#039;exposition Josef Koudelka. Ruines\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/VOTONTXXdd4?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption><em>Courte vid\u00e9o de pr\u00e9sentation de l&rsquo;exposition \u00ab\u00a0Ruines\u00a0\u00bb<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n<p><!--EndFragment--><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant 20 ans, tout autour de la m\u00e9diterran\u00e9e, le photographe Josef Koudelka a photographi\u00e9 plus de 200 sites arch\u00e9ologiques. 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