{"id":1433,"date":"2021-01-06T11:17:39","date_gmt":"2021-01-06T10:17:39","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/?p=1433"},"modified":"2021-01-13T09:03:24","modified_gmt":"2021-01-13T08:03:24","slug":"les-organistes-de-notre-dame-au-concert-douverture-du-festival-toulouse-les-orgues","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/2021\/01\/06\/les-organistes-de-notre-dame-au-concert-douverture-du-festival-toulouse-les-orgues\/","title":{"rendered":"Les organistes de Notre-Dame au concert d&rsquo;ouverture du festival Toulouse les Orgues"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le 8 octobre 2020, deux \u00e9minents organistes font une d\u00e9monstration de leur art dans un lieu du patrimoine toulousain. Cette soir\u00e9e, c\u2019est l\u2019ouverture du festival Toulouse les Orgues, qui aura lieu jusqu\u2019au 18 octobre. Une belle occasion de faire d\u00e9couvrir au grand public ces instruments souvent m\u00e9connus, ainsi que de mettre en valeur ce patrimoine de la ville rose. Une exp\u00e9rience propos\u00e9e par le festival depuis 25 ans, et ce toujours dans le respect des gestes barri\u00e8re.  <\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9unis bien en rang le long de la nef d\u2019une des plus importante basilique d\u2019Europe, \u00e9clair\u00e9s par d\u2019imposants lustres diffusants une lumi\u00e8re orang\u00e9e, alors que dehors dans la nuit court un virus mortel, nous attendons d\u2019entendre l\u2019orgue r\u00e9sonner. Il y a une dimension presque mystique \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience. <\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes dos \u00e0 la porte principale de la basilique, et donc dos \u00e0 l\u2019orgue. Dans cette configuration, le public ne peut pas voir l\u2019organiste, et encore moins ses mains sur le clavier. Mais les organisateurs ont pris soin de penser \u00e0 nous, et de mettre en place un dispositif qui va permettre aux spectateurs de pouvoir appr\u00e9cier la virtuosit\u00e9 des musiciens auditivement comme visuellement. Des cam\u00e9ras ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9es au niveau des claviers de l\u2019orgue, et un \u00e9cran a \u00e9t\u00e9 positionn\u00e9 face au public. De cette mani\u00e8re, nous pouvons \u00e0 loisir observer comment on joue de l\u2019orgue, et non plus seulement en entendre le r\u00e9sultat. <br> Ce dispositif d\u00e9voile aussi au public la pr\u00e9sence de deux \u00ab\u00a0assistants\u00a0\u00bb qui aident l\u2019organiste principal dans le maniement de l\u2019instrument.  Avant cela, qui parmi les spectateurs savaient \u00e0 quoi ressemblait \u00ab\u00a0l\u2019envers du d\u00e9cors\u00a0\u00bb\u00a0de ce gigantesque instrument ? Qui savait comment on en joue\u00a0?  <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/11\/grand-orgue.jpg\" alt=\"L\u2019attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est grand-orgue.jpg.\" width=\"521\" height=\"409\" \/><figcaption> <em>Grand orgue de la basilique Saint-Sernin, chef d&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Aristide Cavaill\u00e9-Coll<\/em>,<em> class\u00e9 monument historique en 1975<\/em><br> \u00a9PatrickGalibert <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Les assistants actionnent des commandes&nbsp;r\u00e9guli\u00e8rement, se d\u00e9p\u00eachent de tourner les pages de la partition pendant que le musicien fait valser ses mains -et ses pieds&nbsp;!- sur les diff\u00e9rents claviers et p\u00e9dalier de l\u2019instrument. L\u2019orgue est aussi myst\u00e9rieux qu\u2019il est imposant. Son maniement est des plus complexe : les organistes jouent litt\u00e9ralement des pieds et des mains. Des murmures impressionn\u00e9s s\u2019\u00e9l\u00e8vent du public alors que le musicien appuie sur des touches diff\u00e9rentes avec simultan\u00e9ment les quatre membres. Il faut tout le corps pour extirper une m\u00e9lodie \u00e0 cet instrument, et m\u00eame plus encore puisque 2 autres personnes sont n\u00e9cessaires. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/11\/Dubois-Vincent-Toulouse-les-Orgues-2020.jpg\" alt=\"L\u2019attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Dubois-Vincent-Toulouse-les-Orgues-2020.jpg.\" width=\"493\" height=\"326\" \/><figcaption> <em>Vincent Dubois, organiste titulaire des grandes orgues de Notre-Dame de Paris, vient montrer l&rsquo;\u00e9tendu de son talent \u00e0 Toulouse<\/em><br> \u00a9Klara Beck  <\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le concert dure une heure et demi. Quand l\u2019orgue se met \u00e0 r\u00e9sonner, le silence se fait dans le public, qui est relativement vari\u00e9. Des personnes \u00e2g\u00e9es, d\u2019autres moins, de jeunes couples, des \u00e9tudiants\u2026 Et m\u00eame un jeune gar\u00e7on de dix ans tout au plus qui restera fascin\u00e9 du d\u00e9but \u00e0 la fin. A son image, la grande majorit\u00e9 du public semble captiv\u00e9e durant la premi\u00e8re demi-heure. Les spectateurs d\u00e9couvrent la majest\u00e9 du son produit par l\u2019instrument. Mais au cours du temps, les comportements des spectateurs commencent \u00e0 diff\u00e9rer, de m\u00eame que leur degr\u00e9 d\u2019attention. Certains regardent l\u2019\u00e9cran, d\u2019autres ont le regard qui se balade le long des murs de la basilique, d\u2019autres encore gardent leurs yeux ferm\u00e9s. Est-ce pour mieux profiter de la m\u00e9lodie ou parce que le sommeil les gagne&nbsp;? Difficile de le savoir. Et s\u2019ils s\u2019endorment, est-ce que cela t\u00e9moigne du caract\u00e8re particuli\u00e8rement reposant de l\u2019orgue ou bien d\u2019un ennui difficile \u00e0 dissimuler&nbsp;? <\/p>\n\n\n\n<p>Il est vrai qu\u2019il est ardu, par moments, de rester concentrer et de ne pas se laisser emporter par ses pens\u00e9es en oubliant ce pourquoi nous \u00e9tions l\u00e0 \u00e0 la base.  Pour qui n&rsquo;avait pas l&rsquo;habitude d&rsquo;assister \u00e0 des concerts de musique classique, l&rsquo;exp\u00e9rience peut s&rsquo;av\u00e9rer r\u00e9p\u00e9titive au bout d&rsquo;un certain temps. Mais l&rsquo;on se rassure en ce disant que tout de m\u00eame, entendre jouer deux musiciens de l&rsquo;envergure de Vincent Dubois et de Philipe Lefebvre sur le grand orgue de la basilique Saint-Sernin, c&rsquo;\u00e9tait une occasion \u00e0 ne pas manquer. <\/p>\n\n\n\n<p>Pour finir, une courte vid\u00e9o r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l&rsquo;occasion de la 25\u00e8me \u00e9dition du festival Toulouse les orgues, et qui pr\u00e9sente rapidement les organistes de Notre-Dame qui \u00e9taient pr\u00e9sent pour le concert d&rsquo;ouverture\u2026 <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"TLO#25 - LES ORGANISTES DE NOTRE-DAME \/\/ Concert d&#039;ouverture\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/f-S9-Um2LvU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n<p><!--EndFragment--><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 8 octobre 2020, deux \u00e9minents organistes font une d\u00e9monstration de leur art dans un lieu du patrimoine toulousain. Cette<\/p>\n","protected":false},"author":23,"featured_media":1453,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[9,10,6],"tags":[],"class_list":["post-1433","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-concert","category-festival","category-lieu-culturel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1433","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/users\/23"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1433"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1433\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1849,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1433\/revisions\/1849"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1453"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1433"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1433"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/20201\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1433"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}