{"id":871,"date":"2019-11-18T18:00:51","date_gmt":"2019-11-18T17:00:51","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/?p=871"},"modified":"2019-11-18T18:00:52","modified_gmt":"2019-11-18T17:00:52","slug":"halle-de-la-machine-dans-les-rouages-du-reve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/2019\/11\/18\/halle-de-la-machine-dans-les-rouages-du-reve\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Halle de la machine\u00a0\u00bb : dans les rouages du r\u00eave"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Il y a presque un an jour pour jour, la compagnie \u00ab\u00a0La Machine\u00a0\u00bb installait une de ses antennes \u00e0 Toulouse, dans le quartier de Montaudran. Aujourd&rsquo;hui, le succ\u00e8s ne cesse de se confirmer et La Halle de la Machine attire toujours plus de spectateurs venus de tous les coins de l&rsquo;Hexagone.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Machine qui r\u00eave<\/h2>\n\n\n\n<p>Les vacances scolaires sont ainsi l&rsquo;occasion de d\u00e9couvrir ce lieu imposant bard\u00e9 de baies vitr\u00e9es et d&rsquo;une imposante hauteur sous plafond, \u00eelot hors-du-temps ancr\u00e9 au c\u0153ur du sud-est toulousain.  <br>La compagnie de th\u00e9\u00e2tre de rue est n\u00e9e en 1999 et a depuis d\u00e9velopp\u00e9 en France plusieurs antennes, comme \u00e0 Nantes ou \u00e0 Toulouse. Cette derni\u00e8re fut d\u00e9sign\u00e9e en 2014 pour accueillir un nouveau lieu de cr\u00e9ation et d&rsquo;exposition, et notamment les \u00ab\u00a0g\u00e9ants\u00a0\u00bb comme le Minotaure ou l&rsquo;Araign\u00e9e, qui sont visibles et sublim\u00e9s dans ce lieu d&rsquo;exception qu&rsquo;est la Halle de la Machine.<br>P\u00e9n\u00e9trer dans un tel lieu, c&rsquo;est acc\u00e9der \u00e0 des objets non-identifi\u00e9s nourris d&rsquo;un imaginaire d\u00e9lirant h\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;enfance servi par des ing\u00e9nieurs et techniciens qui permettent de donner vie aux id\u00e9es les plus saugrenues. On retrouve l&rsquo;esprit des machines de Rube Goldberg, du nom du dessinateur am\u00e9ricain qui mettait en sc\u00e8ne des m\u00e9canismes toujours plus complexes pour effectuer des t\u00e2ches plus simples, dans un souci d&rsquo;automatisation \u00e0 outrance, caricaturant la course au g\u00e9nie, \u00e0 l&rsquo;invention qui allait bouleverser le quotidien. Ici pas de serviette de table automatique ou de machine permettant d&rsquo;ouvrir la porte au chat sans effort mais une catapulte \u00e0 pain ou encore une machine \u00e0 caresser les plantes car, comme chacun sait, pas de beau jardin sans un minimum d&rsquo;attention. Cet imaginaire technique fait appel \u00e0 l&rsquo;esth\u00e9tique steampunk, qui c\u00e9l\u00e9brait l&rsquo;industrialisation galopante du charbon et de la vapeur. Les inventions aussi galopent, comme ce cheval, rouages apparents, qui nous fait observer toute l&rsquo;amplitude de son mouvement au ralenti faisant \u00e9cho aux exp\u00e9rimentations d&rsquo;Eadweard Muybridge \u00e0 la fin du XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Toute une partie du b\u00e2timent est consacr\u00e9e aux instruments de musique, comme par exemple ce circuit de cymbales qui tournent et actionnent sur leur passage un gant de boxe qui permet de produire le son. Ces installations jouent sur plusieurs registres et mettent \u00e9galement en avant de v\u00e9ritables moments de po\u00e9sie avec des installations qui reproduisent des comportements et \u00e9motions propres \u00e0 l&rsquo;humain.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/11\/IMG_20191031_144500.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-877\" width=\"379\" height=\"283\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/11\/IMG_20191031_144500.jpg 959w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/11\/IMG_20191031_144500-300x225.jpg 300w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/11\/IMG_20191031_144500-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 379px) 100vw, 379px\" \/><figcaption><em>Le Minotaure en action <\/em>(\u00a9Luka Martineau)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;imaginaire \u00e0 la port\u00e9e de tous<\/h2>\n\n\n\n<p>V\u00e9ritable d\u00e9ambulation \u00e0 la crois\u00e9e entre humain et machine, une apr\u00e8s-midi pass\u00e9 dans ce hangar am\u00e9nag\u00e9 est l&rsquo;occasion d&rsquo;une sortie en famille qui pourra r\u00e9unir les jeunes et les moins jeunes. Le lieu s&rsquo;adresse ainsi clairement \u00e0 un public de tous les horizons et propose de nombreuses visit\u00e9s guid\u00e9es qui permettent de voir les machines en action. Ces derni\u00e8res \u00e9tant en effet si pr\u00e9cises qu&rsquo;elles n\u00e9cessitent l&rsquo;aide des tr\u00e8s nombreux techniciens et employ\u00e9s de la halle qui font fonctionner ces inventions \u00e0 la pr\u00e9cision d&rsquo;horlogerie et donnent vie au lieu sous les regards \u00e9merveill\u00e9s des nombreux enfants qui constituent un public important de la structure. Cette dimension ludique vient aussi de la possibilit\u00e9 pour les visiteurs de monter dans les machines iconiques de la compagnie (qui avaient d\u00e9filer devant une foule tr\u00e8s nombreuse dans les rues de la capitale d&rsquo;Occitanie il y a quelques mois) comme le minotaure qui n\u00e9cessite plusieurs techniciens pour le mettre en branle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une compagnie qui grandit<\/h2>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, c&rsquo;est le grand \u00e9l\u00e9phant qui d\u00e9filait dans les rues de Nantes ou du Havre et vingt ans plus tard, c&rsquo;est \u00e0 Toulouse que la compagnie de La Machine s&rsquo;est install\u00e9e et continue de proposer de nombreuses animations autour des inventions m\u00e9caniques et de leur imaginaire. On peut \u00e9galement retrouver des animaux m\u00e9caniques \u00e0 La Roche-sur-Yon, sur la place Napol\u00e9on, o\u00f9 la encore le caract\u00e8re ludique est mis en avant, puisque les visiteurs sont invit\u00e9s \u00e0 actionner eux-m\u00eames les m\u00e9canismes et \u00e0 faire se mouvoir l&rsquo;alligator ou le h\u00e9ron. La Machine p\u00e9n\u00e8tre l&rsquo;espace public et am\u00e8ne ses cr\u00e9ations au c\u0153ur de la ville. Elle produit ainsi une nouvelle forme culturelle, qui allie \u00e0 merveille spectacle de rue et salle d&rsquo;exposition, dans une ode \u00e0 la technique et encore plus, et c&rsquo;est peut-\u00eatre l\u00e0 leur principal m\u00e9rite, au r\u00eave et \u00e0 l&rsquo;imagination.  <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/11\/logo_hdlm_red_white.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-880\" width=\"214\" height=\"84\" \/><figcaption><a href=\"https:\/\/www.halledelamachine.fr\/\">https:\/\/www.halledelamachine.fr\/<\/a><\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a presque un an jour pour jour, la compagnie \u00ab\u00a0La Machine\u00a0\u00bb installait une de ses antennes \u00e0 Toulouse,<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":880,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[5,4],"tags":[],"class_list":["post-871","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-exposition","category-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/871","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=871"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/871\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":887,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/871\/revisions\/887"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media\/880"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=871"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=871"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=871"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}