{"id":1805,"date":"2020-02-21T12:13:27","date_gmt":"2020-02-21T11:13:27","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/?p=1805"},"modified":"2020-02-21T12:13:27","modified_gmt":"2020-02-21T11:13:27","slug":"girl-folie-curieuse-9-a-lamerican-cosmograph","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/2020\/02\/21\/girl-folie-curieuse-9-a-lamerican-cosmograph\/","title":{"rendered":"Girl : Folie Curieuse #9 \u00e0 l&rsquo;American Cosmograph"},"content":{"rendered":"\n<p>Le mardi 21 janvier 2020, le cin\u00e9ma l&rsquo;American Cosmograph \u00e0 Toulouse proposait une projection suivie d&rsquo;une rencontre avec un psychologue et psychanalyste. Le film mis \u00e0 l&rsquo;honneur \u00e9tait <em>Girl<\/em> (2018), un film de Lukas Dhont qui questionne sur le genre et l&rsquo;identit\u00e9. C&rsquo;est l&rsquo;histoire de Lara, une adolescente transgenre qui a deux r\u00eaves : devenir danseuse \u00e9toile et se faire op\u00e9rer afin d&rsquo;avoir le corps biologique d&rsquo;une femme. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"720\" height=\"280\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/02\/girl.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1811\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/02\/girl.jpg 720w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/02\/girl-300x117.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px\" \/><figcaption> &nbsp; <strong>\u00a9<\/strong> Image tir\u00e9e du film<em> Girl<\/em> de Lukas Dhont<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p> Le cycle \u00ab Folie Curieuse \u00bb, construit en partenariat avec l\u2019association Sant\u00e9 Mentale France Croix Marine Midi-Pyr\u00e9n\u00e9es, se propose de pr\u00e9senter (\u00e0 intervalles irr\u00e9guliers) des \u0153uvres cin\u00e9matographiques qui touchent \u00e0 la th\u00e9matique de la folie pour amener le public \u00e0 s\u2019interroger sur la place que lui accorde notre soci\u00e9t\u00e9.  \u00c9tonnant de choisir un film qui traite le sujet transgenre pour un \u00e9v\u00e9nement mettant en avant des sujets sur la folie&#8230; Avant la projection du film, une employ\u00e9e du cin\u00e9ma prend la parole pour expliquer ce choix. Le cin\u00e9ma voulait un film traitant de l&rsquo;adolescence car c&rsquo;est une p\u00e9riode compliqu\u00e9e, qui peut s&rsquo;apparenter \u00e0 la folie. <em>Girl <\/em>aurait \u00e9t\u00e9 choisi pour son aspect sur l&rsquo;adolescence et la recherche d&rsquo;identit\u00e9, et non pour le sujet transgenre. <br>La psychiatrie \u00e9tant tr\u00e8s importante pour l&rsquo;\u00e9quipe du cin\u00e9ma, ils tiennent \u00e0 faire venir de temps en temps un psychiatre pour d\u00e9battre et \u00e9changer sur divers sujets.  <\/p>\n\n\n\n<p>A la fin de la projection, le psychiatre se l\u00e8ve, prend le micro et introduit le d\u00e9bat, face \u00e0 la salle. Les termes et expressions employ\u00e9s choquent le public, lan\u00e7ant un froid glacial. A la fin de son introduction, il propose au public de prendre la parole afin de lui poser des questions et lancer le d\u00e9bat. Personne n&rsquo;ose r\u00e9ellement, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;une psychologue, m\u00e8re d&rsquo;un transgenre, prenne la parole pour exposer son point de vue : elle est totalement choqu\u00e9e par les propos qu&rsquo;elle a entendu et trouve cela inadmissible. Soutenue par beaucoup de monde dans la salle, cette femme argumente ses propos et montre clairement son m\u00e9contentement. Le psychiatre, ne sachant pas comment se rattraper, s&#8217;emm\u00eale dans son discours. L&rsquo;\u00e9quipe du cin\u00e9ma, d\u00e9pass\u00e9e par les \u00e9v\u00e9nements, tente de rattraper les propos du psychiatre, d&rsquo;expliquer ce qu&rsquo;il a voulu dire, de le d\u00e9fendre aupr\u00e8s des spectateurs, sans grande r\u00e9ussite. <br>A la suite de cela, quelques personnes ont pris la parole pour souligner la beaut\u00e9 du film, puis le d\u00e9bat s&rsquo;est arr\u00eat\u00e9, sans aller plus loin. <\/p>\n\n\n\n<p>Je trouve que le principe de la rencontre apr\u00e8s la projection d&rsquo;un film est tr\u00e8s int\u00e9ressante et peut tr\u00e8s bien se d\u00e9rouler. Dans ce contexte, plusieurs mauvais choix ont \u00e9t\u00e9 fait. Tout d&rsquo;abord le choix d&rsquo;un film sur le sujet transgenre, sans vouloir r\u00e9ellement en parler, cela pr\u00eate \u00e0 confusion. La transidentit\u00e9 \u00e9tant le th\u00e8me principal du film, ne pas en parler aurait \u00e9t\u00e9 une erreur. <br>De plus, le psychiatre est certes, sp\u00e9cialis\u00e9 dans l&rsquo;adolescence, mais la transidentit\u00e9 n&rsquo;est pas son domaine, et il ne paraissait pas plus l\u00e9gitime d&rsquo;en parler que les autres personnes pr\u00e9sentent dans cette salle. Ces propos ont port\u00e9 \u00e0 confusion, l&rsquo;ont d\u00e9cr\u00e9dibilis\u00e9s et cela a cr\u00e9\u00e9 un grand malaise. <\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;\u00e9quipe du cin\u00e9ma a tr\u00e8s bien r\u00e9agi, ils ont agi en \u00e9quipe, chacun a pris la parole pour mod\u00e9rer les propos de l&rsquo;intervenant, et ils ont r\u00e9ussi \u00e0 cl\u00f4turer la s\u00e9ance en bonne entente. <\/p>\n\n\n\n<p>Ce cycle Folie Curieuse a lieu de fa\u00e7on irr\u00e9guli\u00e8re. Peu de communication est faite \u00e0 ce sujet. Sur le <a href=\"https:\/\/www.american-cosmograph.fr\/\">site internet<\/a>, l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement est propos\u00e9 comme les autres, quelques flyers sont distribu\u00e9s quand la date se rapproche et c&rsquo;est tout. <br>Le prochain \u00e9v\u00e9nement Folie Curieuse #10 aura donc lieu le lundi 16 mars \u00e0 20h30, avec un film documentaire portant sur un homme atteint d&rsquo;autisme, son regard et son ressenti de lui-m\u00eame. Les invit\u00e9s pour le d\u00e9bat seront Catherine Chollet Fouks, p\u00e9dopsychiatre responsable d&rsquo;une unit\u00e9 d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;autisme, et Sabine Igl\u00e9sias, membre de l&rsquo;UNAFAM (union nationale de familles et amis de personnes malades et\/ou handicap\u00e9es psychiques).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"GIRL Bande Annonce (Cannes 2018) Film Adolescent\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/apA__J_SRNQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le mardi 21 janvier 2020, le cin\u00e9ma l&rsquo;American Cosmograph \u00e0 Toulouse proposait une projection suivie d&rsquo;une rencontre avec un psychologue<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1809,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-1805","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1805","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1805"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1805\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1985,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1805\/revisions\/1985"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1809"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1805"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1805"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1805"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}