{"id":1449,"date":"2020-01-13T18:54:17","date_gmt":"2020-01-13T17:54:17","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/?p=1449"},"modified":"2020-01-14T10:05:01","modified_gmt":"2020-01-14T09:05:01","slug":"la-douceur-dun-souffle-au-theatre-garonne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/2020\/01\/13\/la-douceur-dun-souffle-au-theatre-garonne\/","title":{"rendered":"La douceur d&rsquo;un \u00ab\u00a0souffle\u00a0\u00bb au Th\u00e9\u00e2tre Garonne"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le spectacle <em>Sopro<\/em> (<em>Souffle<\/em>) de Tiago Rodrigues, un bel hommage au m\u00e9tier de souffleur.euse<\/h2>\n\n\n\n<p>En entrant dans la salle, le spectacle commence d\u00e9j\u00e0: les rideaux de fond bougent accompagn\u00e9s de bruits de vent.<br>Pendant que le public s&rsquo;installe, il peut se concentrer sur le d\u00e9cor: la reconstitution d&rsquo;une sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre, vieillie par les ann\u00e9es. On remarque un plancher ab\u00eem\u00e9, de l&rsquo;herbe et des plantes sortent des interstices des lattes, le mobilier pr\u00e9sent est ancien. Cela raconte d\u00e9j\u00e0 une histoire, qu&rsquo;est ce qu&rsquo;un th\u00e9\u00e2tre abandonn\u00e9 peut livrer comme souvenirs?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"400\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/Sopro.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1587\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/Sopro.jpeg 533w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/Sopro-300x225.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><figcaption>Sc\u00e9nographie du spectacle Sopro<br>Photo: Lucile de la Morena<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Une com\u00e9dienne qui n&rsquo;en est pas une.<\/h4>\n\n\n\n<p>Ce spectacle est un hommage au m\u00e9tier de &nbsp;Cristina Vidal, souffleuse depuis vingt-cinq ans au Teatro Nacional D. Maria II \u00e0 Lisbonne, dont Tiago Rodrigues, le metteur en sc\u00e8ne, est le directeur. C&rsquo;est aussi un hommage  \u00e0 toute l\u2019\u00e9quipe du th\u00e9\u00e2tre et les diff\u00e9rents corps de m\u00e9tier que l&rsquo;on peut y croiser. <br>La protagoniste n&rsquo;est donc pas com\u00e9dienne: elle va jouer son vrai \u00ab\u00a0r\u00f4le\u00a0\u00bb de souffleuse (profession en voie d&rsquo;extinction) mais en \u00e9tant pr\u00e9sente sur sc\u00e8ne. Elle sera accompagn\u00e9e de six com\u00e9diens et com\u00e9diennes.<br> <\/p>\n\n\n\n<p>Tiago Rodrigues a con\u00e7u et cr\u00e9\u00e9 un spectacle o\u00f9 s&rsquo;entrem\u00ealent extraits de pi\u00e8ces classiques \u2013 de Racine, Tchekhov ou Sophocle \u2013 et des moments de coulisses, des anecdotes. Ceux-ci se croisent et se fondent, dans un souffle, car toute la pi\u00e8ce est construite autour de Cristina Vidal, soufflant le texte et donnant des indications, un peu \u00e0 la mani\u00e8re d&rsquo;une metteuse en sc\u00e8ne. Toutes les histoires se passent dans le th\u00e9\u00e2tre, aussi bien sur sc\u00e8ne, que dans les coulisses ou les loges&#8230;<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Le souffleur est le souffle vital du th\u00e9\u00e2tre. Non seulement sa m\u00e9moire, mais aussi ses poumons. Il vit \u00e0 cette zone frontali\u00e8re entre le visible et l&rsquo;invisible, la sc\u00e8ne et les coulisses, le mot \u00e9crit et la parole, l&rsquo;auteur et l&rsquo;acteur.<\/p><cite>Tiago Rodrigues<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Une collection d&rsquo;histoires: textes classiques et t\u00e9moignages.<\/h4>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ce spectacle est, pour moi, d&rsquo;une richesse incroyable. L&rsquo;histoire de cette souffleuse, qui parle de son m\u00e9tier, de sa relation avec le th\u00e9\u00e2tre (\u00e0 la fois les pi\u00e8ces et le lieu), de ses rencontres, est plein de tendresse et de douceur. Les extraits de pi\u00e8ces jou\u00e9s \u00e9mergent des souvenirs de Cristina Vidal: ce qui l&rsquo;a touch\u00e9e, les phrases qu&rsquo;elle a souffl\u00e9es (car elle les a toutes not\u00e9es au cours de sa carri\u00e8re), les textes qu&rsquo;elle a aim\u00e9s&#8230; Ils permettent aussi d&rsquo;entendre divers morceaux de textes classiques de th\u00e9\u00e2tre (en portugais sur-titr\u00e9) d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s moderne.<br>On d\u00e9couvre un t\u00e9moignage fort autour d&rsquo;une vie, d&rsquo;un m\u00e9tier, d&rsquo;un lieu. La rigueur et la solennit\u00e9 avec laquelle elle aborde son m\u00e9tier permettent de faire ressurgir de sa m\u00e9moire les fant\u00f4mes du th\u00e9\u00e2tre dans lequel elle travaille.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"391\" height=\"450\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/affiche-sopro.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1605\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/affiche-sopro.jpeg 391w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/affiche-sopro-261x300.jpeg 261w\" sizes=\"auto, (max-width: 391px) 100vw, 391px\" \/><figcaption>Affiche du spectacle <em>Sopro<\/em>, au th\u00e9\u00e2tre Garonne, le 20 novembre 2019<br>Photo: Lucile de la Morena<br><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Perte de souffle au th\u00e9\u00e2tre Garonne?<\/h4>\n\n\n\n<p>Cela fait plusieurs ann\u00e9es que je me rends au th\u00e9\u00e2tre Garonne. Je viens souvent voir des oeuvres, groupes ou metteurs en sc\u00e8ne que j&rsquo;appr\u00e9cie afin de suivre leur travail. Le lieu est ouvert, agr\u00e9able et chaleureux. L&rsquo;architecture est faite de vieilles briques toulousaines et grandes vitre en verre, m\u00ealant ainsi ancien et nouveau.<br>Ce sont plut\u00f4t des publics d&rsquo;habitu\u00e9s que l&rsquo;on retrouve l\u00e0-bas. On croise souvent les m\u00eames personnes. On entend r\u00e9guli\u00e8rement en d\u00e9but ou fin de spectacle \u00ab\u00a0j&rsquo;aime bien telle compagnie, tel metteur en sc\u00e8ne, alors je viens voir sa derni\u00e8re cr\u00e9ation\u00a0\u00bb. Les publics du th\u00e9\u00e2tre Garonne semblent acquis: ils connaissent le style des spectacles, les compagnies qui sont programm\u00e9es, et ils viennent parce qu&rsquo;ils connaissent et que \u00e7a leur pla\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense que les publics ne se renouvellent pas tellement et pas suffisamment (d&rsquo;apr\u00e8s mon exp\u00e9rience). Il faut dire que la communication autour des spectacles n&rsquo;est pas des plus visibles, quelques panneaux d&rsquo;affichage proche du th\u00e9\u00e2tre, mais sinon tout se fait gr\u00e2ce aux mails et courriers adress\u00e9s aux abonn\u00e9s, ce qui tend \u00e0 proposer les spectacles toujours aux m\u00eames personnes, sans s&rsquo;ouvrir vraiment au-del\u00e0. Les spectacles de style(s) contemporains qui sont propos\u00e9s sont extr\u00eamement int\u00e9ressants, et je trouve dommage que des publics plus divers ne puissent pas en profiter&#8230;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"375\" height=\"500\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/IMG_5573.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1613\" srcset=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/IMG_5573.jpg 375w, https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2020\/01\/IMG_5573-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px\" \/><figcaption>Devanture du th\u00e9\u00e2tre Garonne<br>Photo: Lucile de la Morena<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Si on souhaite en savoir un peu plus&#8230;<\/h4>\n\n\n\n<p>Tiago Rodrigues a pr\u00e9sent\u00e9 son spectacle au festival d&rsquo;Avignon en 2017. On peut retrouver une interview de lui et en apprendre plus sur son approche du th\u00e9\u00e2tre, sa conception d&rsquo;un spectacle et de celui-ci en particulier: <a href=\"https:\/\/www.theatre-contemporain.net\/spectacles\/Sopro\/videos\/\">\u00e7a se passe ici<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour voir un extrait de la pi\u00e8ce (avec sous-titres) et avoir un tout petit aper\u00e7u de l&rsquo;univers du spectacle <em>Sopro<\/em>: \u00e7a se passe ci-dessous!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed-youtube aligncenter wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Souffle\" width=\"800\" height=\"450\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/XpGi-S11kUw?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le spectacle Sopro (Souffle) de Tiago Rodrigues, un bel hommage au m\u00e9tier de souffleur.euse En entrant dans la salle, le<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":1605,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[4],"tags":[43],"class_list":["post-1449","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-spectacle-vivant","tag-theatre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1449","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1449"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1449\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1621,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1449\/revisions\/1621"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1605"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1449"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1449"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1449"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}