{"id":1178,"date":"2019-12-09T16:05:14","date_gmt":"2019-12-09T15:05:14","guid":{"rendered":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/?p=1178"},"modified":"2019-12-09T16:05:14","modified_gmt":"2019-12-09T15:05:14","slug":"charles-burns-un-maitre-de-la-bande-dessinee-a-colomiers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/2019\/12\/09\/charles-burns-un-maitre-de-la-bande-dessinee-a-colomiers\/","title":{"rendered":"Charles Burns : un ma\u00eetre de la bande dessin\u00e9e \u00e0 Colomiers"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"481\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/12\/burns-1-1024x481.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1182\" \/><figcaption>L\u2019\u0153uvre de Charles Burns sera visible \u00e0 Colomiers jusqu&rsquo;au 4 janvier \u00a9Luka Martineau<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Le festival de bandes dessin\u00e9es de Colomiers a eu lieu du 15 au 17 novembre. \u00c0 cette occasion plusieurs expositions avaient \u00e9t\u00e9 mises en place, notamment une consacr\u00e9e \u00e0 Charles Burns, fer de lance de la bande dessin\u00e9e d&rsquo;auteur am\u00e9ricaine depuis les ann\u00e9es 80. Cette mise en lumi\u00e8re monographique est visible au Pavillon Blanc Henri Molina, \u00e0 Colomiers, jusqu&rsquo;au 4 janvier 2020.<\/em><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une \u0153uvre en noir et blanc<\/h2>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9sent\u00e9es dans la salle d&rsquo;exposition de la m\u00e9diath\u00e8que, les nombreuses planches montr\u00e9es en partenariat avec la Galerie Martel et les \u00e9ditions Corn\u00e9lius dressent un panorama repr\u00e9sentatif de l&rsquo;art de Burns. Le noir et blanc a \u00e9t\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9, mettant en avant une unit\u00e9 graphique et d\u00e9laissant les planches en couleur de l&rsquo;auteur, comme celles de <em>Toxic<\/em>, <em>La Ruche<\/em> ou encore <em>Calavera. <\/em>Les nombreux portraits de personnages qui constituent une bonne partie de l&rsquo;exposition convergent vers le centre de la pi\u00e8ce et donc vers le visiteur. Le parcours propos\u00e9 par la sc\u00e9nographe Louise Decq est construit comme un cheminement \u00e0 travers les diff\u00e9rents th\u00e8mes de pr\u00e9dilection de Charles Burns. On retrouve ainsi un penchant marqu\u00e9 pour les corps en souffrance, les masques ou la symbolique de la naissance. Les cartels regroupent les diff\u00e9rentes illustrations autour de ce rapport th\u00e9matique. On peut ainsi penser aux films tr\u00e8s organiques de David Cronenberg, qui met lui aussi en sc\u00e8ne le corps humain de mani\u00e8re monstrueuse, avec ses excroissances de chair ou ses visages d\u00e9form\u00e9s de <em>freaks<\/em>. Le visiteur est accueilli par le visage de Chris , h\u00e9ro\u00efne d&rsquo;une des plus grandes \u0153uvres de la bande-dessin\u00e9e am\u00e9ricaine <em>Black Hole<\/em>, publi\u00e9e int\u00e9gralement en France en 2006. Ce portrait d&rsquo;adolescente cristallise les pr\u00e9occupations de Burns et fait face \u00e0 un mur qui pr\u00e9sente de nombreuses couvertures de magazines dessin\u00e9es par l&rsquo;auteur et qui repr\u00e9sentent une de ses sources d&rsquo;inspirations principales. Se trouvent en miroir l&rsquo;h\u00e9ritage de Burns et son application dans ses \u00e9crits, porteurs \u00e0 leur mani\u00e8re d&rsquo;un certain malaise adolescent, tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e des figures arch\u00e9typales des comic books ou des revues bon march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2019\/12\/burns2-1024x915.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1183\" width=\"321\" height=\"287\" \/><figcaption>L&rsquo;organicit\u00e9, th\u00e8me de pr\u00e9dilection de Charles Burns \u00a9Luka Martineau<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une exploration sous influence<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&rsquo;entr\u00e9e de la salle d&rsquo;exposition a \u00e9t\u00e9 mise en place une petite biblioth\u00e8que qui regroupe les \u0153uvres de Charles Burns \u00e9dit\u00e9es en France (notamment par Corn\u00e9lius), mais \u00e9galement les auteurs plus inattendus qui ont contribu\u00e9 \u00e0 forger l&rsquo;imaginaire de l&rsquo;am\u00e9ricain. On retrouve ainsi le c\u00e9l\u00e8bre reporter belge de Herg\u00e9, Tintin, qui a grandement influenc\u00e9 Burns pour sa trilogie <em>Toxic<\/em>. Le h\u00e9ros Doug est un clone du jeune homme bruxellois avec son nez retrouss\u00e9 et sa houppette caract\u00e9ristique. Grand ma\u00eetre de la ligne claire, cette technique de dessin et de colorisation si caract\u00e9ristique, Herg\u00e9 a de se point de vue \u00e9norm\u00e9ment nourri Burns. Est \u00e9galement mis en avant l&rsquo;auteur de la Beat Generation William S. Burroughs (<em>Le Festin nu<\/em>) ou l&rsquo;influence de la s\u00e9rie B. De plus un atelier permet de pratiquer l&rsquo;autoportrait, sur des plaques transparentes, \u00e0 la mani\u00e8re du natif de Washington. L&rsquo;appareil explicatif mis \u00e0 disposition du spectateur permet ainsi de cerner un peu plus les motivations d&rsquo;un des auteurs majeurs de la bande dessin\u00e9e moderne.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.pavillonblanc-colomiers.fr\/le-programme\/les-evenements\/125-charles-burns-l-antre\">https:\/\/www.pavillonblanc-colomiers.fr\/le-programme\/les-evenements\/125-charles-burns-l-antre<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le festival de bandes dessin\u00e9es de Colomiers a eu lieu du 15 au 17 novembre. \u00c0 cette occasion plusieurs expositions<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[5,10],"tags":[],"class_list":["post-1178","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-exposition","category-festival"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1178","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1178"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1178\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1207,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1178\/revisions\/1207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1178"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1178"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/larevuedespectateurs.artecom.studio\/2019\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1178"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}