Général

La Biennal, Trois semaines de vie artistique intense au cœur de Toulouse.

De 24 septembre au 12 octobre 2019,près de trente partenaires artistiques de la métropole toulousaine qui allient leurs énergies pour créer une joyeuse dynamique d’ouverture de saison les années impaires, c’est ça La Biennale internationale des arts vivants. Pour retrouver le plaisir et l’inattendu du spectacle vivant et réinventer des façons d’être ensemble.

Kezako ?

C’est une première à Toulouse, une biennale est un événement qui a lieu tous les deux ans. La plupart des biennales présentent généralement des objets d’art et organisent différents événements : manifestation d’art contemporain, de danse, de musique, d’architecture et de cinéma.

En ce sens la Biennale de Venise, en Italie, est la plus grande des manifestations du genre au monde. Elle est considérée comme une des plus prestigieuses manifestations artistiques en Europe, et dans le monde. C’est aussi une des plus anciennes puisqu’elle fut créée en 1893 et se tient pour la première fois en 1895 en tant que « Exposition Internationale d’Art de la Cité de Venise ». Le 19 avril 1893, le conseil municipal de Venise décidait, pour célébrer les vingt-cinq ans de mariage du roi Humbert Ier et de Marguerite de Savoie, d’organiser une exposition biennale d’art.

D’autres biennales présentent un caractère expérimental, par exemple la Biennale de Paris qui propose des pratiques artistiques immatérielles. Depuis les années 1990, un nombre important de biennales ont vu le jour dans différents pays autrefois marginalisés sur la scène artistique international.

Je me suis baladé pendant la période de biennale et j’ai choisi une des manifestations : 

Fraternelles, pièce bilingue pour tous

Fraternelles, pièce bilingue pour tous

Au programme Biennale, de 8 au 12 octobre 2019,  Fraternelles est une pièce bilingue LSF/français qui raconte la vie de dix femmes exceptionnelles au théâtre le grand rond à Toulouse. Elle a été créée en 2016 par le dramaturge, Alexandre Bernhardt et la compagnie danse des signes, qui est connue depuis 10 ans et gérée par Lucie Lataste. Elles nous montrent un décor simple avec seulement quelques tableaux et une projection des dix personnalités sur un tableau se trouvant dans un coin de la scène.

Je suis allé voir ce spectacle le samedi 12 octobre, le mélange entre l’art des signes et la chorégraphie est impressionnant. Le mélange entre chorégraphie et parole immerge le spectateur dans la langue visuelle et orale.  Il n’y a pas de traduction simultanée selon mes deux amies comédiennes :  Lucie Lataste, entendante et Émilie Rigaud, sourde.

Exposition : Bazar zoulou ou zulu

Organisée dans le cadre de la Biennale à Toulouse de 30 octobre au 28 décembre 2019, l’exposition de la fondation espace écureuil se déroule au centre-ville, place du Capitole. Le thème est très particulier, il s’agit du voyage d’une photographe, Françoise Huguier, qui a acheté ou déniché des objets populaires en parcourant le plus souvent des pays d’Asie et d’Afrique, et plus rarement d’Amérique centrale de 1975 à nos jours.

Après l’avoir visitée, j’ai trouvé l’idée un peu banale. J’ai eu une impression de déjà-vu. N’importe quelle personne ayant voyagé aurait pu le faire (qu’elle soit artiste ou non). Cela m’a fait penser aux collections de souvenirs qu’on ramène souvent chez soi. Cependant, cela peut rester intéressant pour les non-voyageurs afin de leur faire découvrir des bricoles et autres objets exotiques.

cyril zannettacci
Qui est Françoise Huguier ?

            C’est une photographe française qui est membre de l’Agence VU. Elle est plus particulièrement connue pour son travail en Afrique, mais avait aussi fait beaucoup de photographies de mode. 

En 1976, Françoise Huguier débute comme photographe en freelance. Ses photos apparaissent à partir de 1983 dans les pages du journal « Libération ». Les directeurs artistiques de grands magazines comme Vogue, New York Times magazine, ID Women’s wear, Marie Claire, DS lui commandent des séries de mode.

Grande voyageuse, elle est passionnée par l’Afrique qu’elle commence à sillonner à la fin des années 1980. Le continent lui inspire un premier ouvrage : Sur les traces de l’Afrique fantôme (sur les pas de Michel Leiris) paru aux éditions Maeght en 1990. Elle est lauréate de la Villa Médicis hors les murs pour ce travail.

Elle a passé plus de 40 ans à parcourir le monde, comme photographe documentaire. C’est ainsi que Françoise Huguier se définit, elle nous révèle l’intimité des femmes .

Elle a créé en 1994 la première Biennale de la photographie africaine à Bamako.

Lien :

https://labiennale-toulouse.com/

danse-des-signes.com/WordPress3/#creations-2

www.caisseepargne-art-contemporain.fr/bazar-zulu_1108.php

francoisehuguier.net

Photographe : http://pixels-d-argents.over-blog.com/