musée

Le consortium, centre d’art contemporain dijonnais

Le consortium est situé à Dijon depuis 1977. Il demeure un lieu culturel de référence à Dijon, en France mais également à l’étranger.

En 2011, ce centre d’art a été déplacé dans un bâtiment spécialement imaginé par l’architecte japonais Shigeru Ban. On se trouve alors dans un endroit très épuré et très… blanc.

Le consortium
Crédit photographique : Côte d’Or Tourisme

Leurs activités…

Leur première ambition a été de chercher à retrouver l’art abstrait et minimaliste américain.

La majeure partie du temps ils accueillent des expositions temporaires venues de partout dans le monde. Cependant, leur premier étage devient petit à petit un musée consacré aux acquisitions (dons faits par des artistes qui ont exposé) et achats qu’ils ont fait ces quarante dernières années.

David Robbins – « Talent », 1986. « New York: the 80s (part I) », œuvre issue de la collection du Consortium
Crédit photographique : André Morin

Il n’y a pas que les expositions qui sont présentes dans cet espace. De nombreux concerts et autres évènements culturels sont organisés, par exemple par des associations, et qui vont favoriser la découverte du musée à d’autres publics.

Même si le Consortium souhaite toucher un public très large, on y retrouve surtout beaucoup d’enfants en visite scolaire, ou des étudiants et amateurs d’art contemporain. L’accès est d’ailleurs gratuit pour les journalistes, professeurs d’art, étudiants, chômeurs et handicapés.

Leurs médiations…

Il y a la mise en place de visites guidées pour les enfants les matins et une visite hebdomadaire gratuite le vendredi soir.

Cependant, on assiste surtout à une médiation volante.

Nous sommes accueillis à l’entrée par un animateur qui nous explique brièvement le thème de l’exposition et nous informe de sa disponibilité en cas de questions. Étant donné le caractère associatif de l’endroit (et donc fatalement avec très peu de trésorerie), les visites peuvent se faire grâce à une seule personne employée pour la médiation ou à quatre autres étudiants en service civique.

Pour le jeune public, des petits livrets avec des jeux sont mis à disposition. Également, dans le cas où un artiste aurait fait une installation avec des tissus, des matériaux sont récupérés et accessibles aux enfants pour qu’ils puissent toucher.

On retrouve un cartel en début de salle mais il y a très peu d’explications sur les artistes et sur les œuvres elles-mêmes. C’est aux spectateurs d’aller vers les animateurs et de rechercher par eux-mêmes.

Si on assiste à l’exposition d’un artiste étranger les cartels ne sont pas traduits en français. C’est un choix qui suscite de nombreuses réactions négatives. Tout le monde n’a pas forcément envie de passer dix minutes à essayer de décrypter la traduction faite par Google Traduction sur notre téléphone. ¯\_(ツ)_/¯

Mon ressenti…

L’ambiance très épurée est un choix esthétique mais donne un peu l’impression de se retrouver seul face à l’exposition. Il n’y a que les cartels, aucun autre panneau explicatif n’est présent.

Je trouve également dommage l’absence complète du numérique qui pourrait rendre ce centre d’art plus attractif.

De plus, le manque d’informations et par exemple le fait que les cartels ne soient pas traduits peuvent laisser un sentiment d’une sorte d’élitisme où il est admit que l’on est censé avoir certaines connaissances de base.